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Mise en circulation

Les enfants en voiture: tout sur la sécurité à bord en fonction de leur âge

Selon la Prévention Routière, environ 170 enfants perdent chaque année la vie dans la voiture de leurs parents en France. On imagine, sans pouvoir en prendre la réelle dimension intime, le drame d’un tel accident. Le pire à venir ! Ces 170 enfants meurent dans des conditions effroyables pour avoir été … mal ou pas attachés par l’un de leurs parents ! Savoir que si ces enfants avait fait l’objet des attentions élémentaires rabâchées à propos de leur sécurité, ils ne seraient vraisemblablement pas morts. Et c’est souvent à l’occasion d’un court trajet (négligence, flemme d’attacher) que l’enfant est tué au cours d’un choc, par ailleurs le plus souvent sans gravité pour l’adulte qui conduit... Nous allons donc ici passer en revue les différents stades de la sécurité d’un enfant à bord d’une voiture et les moyens de le préserver au fil des années qui accompagneront son développement physique.

EXEMPLE QUOTIDIEN

Nouméa sud, quartier Tuband. Un père vient chercher sa fille pour le week-end. Les parents sont divorcés. Le père prend sa fille de 6 ans, la fait monter à l’arrière de sa voiture dans son siège, mais ne l’attache pas. La mère s’en rend compte trop tard, et pour ne pas envenimer des relations déjà tendues, elle décide de ne pas courir après la voiture du père - qui ne s’arrêterait peut-être même pas tant la séparation a nourri la rancune ! Il ne va pas très loin, de toute façon. Le quartier suivant, au Faubourg. Et tout se passera bien. C’est pourtant dans un contexte identique que 170 enfants meurent chaque année d’un banal accident, voire d’un simple accrochage.

L’ÂGE POUR MOURIR : ENTRE 4J ET 14 ANS !

Environ 170 enfants, d’un âge compris entre la sortie de la maternité et 14 ans, perdent la vie en tant que passagers d’une voiture. Tout ça parce qu’ils n’étaient pas attachés ou mal attachés. Il faut savoir que pour un enfant pas ou mal attaché, le risque de se voir éjecter de la voiture ou de s’écraser contre le pare-brise est multiplié par 7.

2 ENFANTS SUR 3 SONT MAL ATTACHÉS

Sécurité enfant

Deux associations et une enseigne spécialisée ont mené une enquête sur près de 500 enfants et 300 véhicules dans 6 grandes villes françaises. Il ressort de cet enquête in vivo que deux tiers des enfants contrôlés étaient mal ou pas attachés.

4 % des enfants, censés être équipés d’un dispositif adapté jusqu’à leur dixième anniversaire, circulaient sans être attachés. 17 %, s’ils étaient attachés ne l’étaient pas en revanche dans un siège adapté à leur taille ou à leur corpulence. Et quand le siège était adéquat, 45 % d’entre eux se retrouvaient mal installés.

Les points néfastes récurrents se révélaient être les ceintures de sécurité vrillées ou mal positionnées pour retenir le siège en cas d’impact. Relativement aux rehausseurs, il est à noter, selon les constats opérés par l’enquête, que bien souvent les enfants s’installent d’eux-mêmes sans contrôle des parents...

Enfin, notons cette propension à ne pas toujours attacher les enfants dos à la route, comme il est d’usage de le faire aujourd’hui, et d’omettre parfois de désactiver les airbags frontaux qui peuvent se révéler des étouffoirs...

L’ÂGE ET LE POIDS SONT À PRENDRE EN CONSIDÉRATION

Ci-dessous, ce que vous devez prévoir pour votre enfant au fil de l’évolution de son poids.

Sécurité enfant

POIDS INFÉRIEUR À 13 KG : Siège dos à la route avec attache Isofix (voir encadré). Enfant attaché sur son siège, sans possibilité de se défaire. Possibilité du siège avant, airbag (coussin gonflable) à déconnecter. Si pas possible, siège arrière obligatoire. Possibilité de lit nacelle. Ce type de lit, qui permet au bébé de dormir de façon naturelle en étant assujetti à la banquette arrière via la ceinture de sécurité à 3 points est également envisageable. Mais pour notre compte, nous y préférons largement le siège avec fixations Isofix.

POIDS ENTRE 9 ET 18 KG : Siège bébé, ancrage Isofix (prévu dans toutes les voitures actuelles), harnais de sécurité bras et jambes impératif si l’on veut conjurer le glissement du corps de l’enfant vers le bas. Achetez votre siège avec votre véhicule sur place afin de le tester in situ...

POIDS ENTRE 15 ET 36 KG : Nous passons au stade du réhausseur, le poids, hors situation particulière, étant souvent lié à la taille (ratio staturo-pondéral). Le réhausseur, ainsi que son appellation le laisse entendre, sert à surélever l’enfant de telle façon qu’il se trouve à bonne hauteur pour l’usage de la ceinture de sécurité. Un risque existe, sans quoi. Si l’enfant n’est pas à la bonne hauteur en effet et si la ceinture retient son corps tout de même, il y a de fortes présomptions que ce soit au détriment du cou qui sera comprimé. Le gosse pourrait subir des dommages irréversibles, voire être étranglé ! Sans préjudice que le haut du corps, à la faveur d’un assoupissement, peut s’extraire de la cellule de contention fixée par les 3 points de la ceinture. Bref, le rehausseur est indispensable ! (L’auteur fait partie de cette génération qui dut se dispenser de ceintures de sécurité à l’arrière, de sièges, de rehausseurs, voire être transporté à l’avant, entre deux adultes. On a bien survécu, mais sans accident, sans freinage brutaux, sans embardée, etc. Bref ! Tout peut arriver comme rien ne peut arriver. Et c’est quand tout arrive que ça va forcément mal.)

À PARTIR DE 10 ANS : Et sauf situation particulière, un enfant est autorisé à prendre la place avant du passager (autrefois surnommé la place du mort) et porter sa ceinture de sécurité comme tout le monde dès l’âge de 10 ans… Vous pouvez aussi choisir de le laisser à l’arrière. Mais vis-à-vis des copains, ça coince parfois… Rien n’est moins aimable que le monde des enfants, rappelez-vous...

NOTRE AVIS

Outre la partie qui vous incombe (et vous décombre ! dixit Les Inconnus), il faudra rapidement faire comprendre à votre enfant qu’on ne se détache de son harnais que lors de l’immobilisation complète du véhicule ou de l’extinction du moteur. Sans préjudice de cette manie qu’ont certains gosses de se défaire le harnais en cours de route. Quelques tapes sur les cuisses (est-ce interdit, désormais ?) et un peu d’autorité assortie d’une explication plus pédagogique, où l’on mêlera les mots qu’un enfant aime à entendre, devraient résoudre le problème. Enfin il est essentiel, vu le phénomène d’émulation, que les parents donnent l’exemple. Il y a des mamans - mais aussi des papas - qui détachent leur ceinture avant même l’arrêt du véhicule et s’étonnent ensuite que leur progéniture derrière en fasse autant. Pour les enfants, les vertus s’obtiennent à la force de l’exemple. Songez-y !, pour ne pas avoir un jour à en pleurer...

ENCADRE

Le système Isofix pour les sièges enfants : Quesako ?

Il est bien loin aujourd’hui le temps où les enfants roulaient non attachés et sans réhausse à l’arrière, voire entre les parents, ou sur les genoux de la maman, à l’avant. Autant il y a des choses pour lesquelles “c’était mieux avant”, autant on ne peut que se réjouir des progrès observés en matière de sécurité de nos enfants. À ce propos, on entend souvent parler du fameux système Isofix, notamment dans les publicités des constructeurs (comme il est obligatoire, l’argument est un peu spécieux), mais sans que l’on sache vraiment de quoi il retourne pour la plupart d’entre nous. L’occasion d’en débattre ici et de déflorer le mystère recelé par ce nom déposé...

Désormais obligatoire dans tous les véhicules, le système Isofix améliore sensiblement la sécurité de l’enfant. Le concept est simple : 2 anneaux métalliques sont placés discrètement entre le dossier et l’assise des sièges ou la banquette arrière. Les sièges bébés homologués Isofix sont vendus, eux, pourvus de deux pinces en métal terminées par des crochets qui viennent s’arrimer aux fixations Isofix prévues. Non seulement cela, le siège Isofix est aussi pourvu d’un système anti-rotation via un troisième point d’attache type “ pied béquille”, aussi appelé jambe de force, ou encore d’une sangle supérieure dite “top tether”...

Ainsi paré, le siège est totalement inféodé à la banquette sur laquelle il repose et l’enfant ne peut s’en dégager par des manipulations de jeu.

AVANTAGES DU SYSTEME ISOFIX

  • Système à demeure
  • Fiable et solide
  • L’enfant ne peut y toucher
  • Siège bébé complètement solidaire de la banquette

CONCLUSION

Un système à privilégier pour la sécurité des enfants ! Pourtant, sur une étude précédente, la Sécurité routière a constaté que seulement 10 % des automobilistes se servent de leur fixation Isofix alors qu’environ 60 % des voitures circulant en France métropolitaine en sont équipées. On peut parfaitement transposer ces résultats à la Nouvelle-Calédonie. Il faut dire qu’un siège Isofix présente un surcoût. Mais on peut s’étonner que la sécurité souveraine de l’enfant puisse encore faire l’objet de marchandage…

Crédit photo : Bébé Confort

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