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Mise en circulation

Les voitures des présidents

01_ptS’il est un symbole qui incarne une présidence, c’est sans doute, ou peut-être !, car tout fout le camp, la voiture présidentielle... On se rappellera de la célèbre DS du Général de Gaulle, de la désuète CX Prestige de Chirac remontant les champs Elysées en 95, ou encore de Mitterrand et de sa Citroën SM décapotable déboulant sur les Champs-Élysées en 81… (Enfin on se souvient !, je ne veux pas forcément citer les perdreaux de l’année, évidemment !)

Les voitures marquent les époques autant que les présidents qui usèrent leur fond de culotte à leur bord en y saluant un public de moins en moins conquis au fil de leur mandat. À l’heure de la dévalorisation de la fonction présidentielle initiée par un Nicolas Sarkozy brasseur d’air et sanctifiée par un François Hollande flirtant avec l’incurie sanctifiée en une espèce de dogme gouvernemental - ce dernier avec une constance qui ne donnait quitus qu’à la certitude des plus éclairés d’entre nous que le bonhomme ne serait jamais à la hauteur d’une ambition présidentielle -, on ne peut qu’espérer, en agitant prestement notre moulin à prières pour invoquer si nécessaire l’intervention du Divin !, que notre Jupiter napoléonien, celui qui préside désormais à notre destinée, que celle-ci s’en trouvera apaisée (à dire le moins), et à nouveau sacralisée (à dire le mieux) !

C’est du reste bien parti dans le choix des premiers véhicules qui eurent l’heur de colporter le premier homme de l’Hexagone (le Président Macron, pour ceux qui n’auraient pas encore compris de qui nous voulions parler). Mais à l’heure d’une mondialisation plus qu’insinuante, nous verrons au passage avec quoi roulent quelques dirigeants de la planète terre, histoire de ne pas faire trop de nombrilisme...

LA PRESIDENCE FRANCAISE

A tout seigneur, tout honneur : Jupiter, alias Emmanuel Macron, président de la République Française, où ce qu’il en subsiste (mais non !), Grand Inquisiteur de l’histoire de France, Géographe attitré des confettis de l’Empire et Contempteur émérite de ceux qui ne sont rien… Si le plus jeune des présidents de France arbore une denture prédatrice, on ne saurait lui reprocher de ne pas rouler français (ce qui est quand même le cas de son administration : de quoi se gratter le sinciput, car on nous demande de respecter des règles quand celles qui découlent du simple bon sens sont régulièrement balayées d’un négligent revers de main par nos dirigeants). Dans notre société contemporaine, il faut savoir se contenter de qui reste en faisant abstraction de ce qui est relégué au rang des histoires vécues d’un passé désormais dépassé... Donc Manu, si nous vous l’avons présenté lors du précédent numéro à bord du récent crossover de Peugeot, le 5008, roule aussi à bord du très nouveau crossover de Citroën - si nouveau qu’il n’est pas encore commercialisé -, le DS7 ! En effet ce véhicule ne sera disponible qu’en janvier 2018. C’est donc une voiture de pré-série dont use le premier d’entre nous.

01_ptLe DS7 Crossback présidentiel a été personnalisé dans une livrée bleu encre. Il accueille un pavillon totalement découvrable réalisé sur-mesure et des éléments distinctifs de la fonction, notamment les griffes RF (République Française pour ceux qui n’y avaient pas songé) et des porte-drapeaux sur les ailes. La sellerie est en cuir noir, les jantes de 20” portent des éléments de personnalisation dorés et le véhicule est naturellement toutes options. Une voiture qui incarne bien la modernité.

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ANGELA MERKEL (ALLEMAGNE)

Angela Merkel roule en Audi A8. Ce n’est pas si anodin, s’agissant d’une rupture, les chanceliers allemands roulant d’ordinaire en Mercedes (y compris Oncle Adolf). Le président de la république allemande, roule, lui, à bord d’une Mercedes Classe S.

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MALCOLM TURNBULL (AUSTRALIE)

Le premier ministre australien circule à bord d’une BMW Série 7, l’Australie ayant globalement renoncé à son industrie automobile qui cessera du reste de produire à la fin de cette année 2017... La série 7 gouvernementale a remplacé en 2014 les Holden Caprice.

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VLADIMIR POUTINE (FÉDÉRATION DE RUSSIE)

L’emblématique et sempiternel président de la Fédération de Russie a dévoilé (via son ministre de l’industrie et du commerce) son nouveau destrier, théoriquement disponible en fin de cette année 2017/début 2018 : la Cortez, avec motorisation Porsche V12. Désireux de promouvoir l’industrie automobile russe, Poutine va donc renoncer à ses Mercedes Classe S au profit d’une limousine qui sera construite en 5 000 exemplaires d’ici 2020 et plusieurs carrosseries. La Cortez incarnera le très haut de gamme fabriqué en Russie…

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DONALD TRUMP (USA)

On ne présente plus l’homme qui ne devait s’occuper de rien et se mêle de tout. Le président Trump roule désormais dans la “The Beast”, une Cadillac hors normes. Jugez-en ! La voiture pèse 8 tonnes (catégorie permis poids-lourds). Les vitres en sont blindées et scellées afin de parer à toute attaque bactériologique. L’épaisseur de la carrosserie atteint 20 cm. Les pneumatiques sont renforcés au kevlar, que les motards connaissent bien, et permettent au véhicule de rouler les 4 pneux crevés. Ce véhicule ne dépasse toutefois pas les 96 km/h en dépit de son V8 Duramax de 6.6-L et de 300 ch (34l/100 km !).

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LA REINE D’ANGLETERRE

L’immarcescible Reine d’Angleterre, Elisabeth II, roule en Bentley Arnage R, laquelle abrite un V8 de 400 ch… Rien que ça. Équipée d’une boîte spécifique qui lui permet de parader à environ 14 km/h, mais d’atteindre aussi en pointe près de 200 km/h, la Bentley avec chauffeur est l’antithèse de la The Beast de Trump.

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XI JINPING (CHINE)

Le Président chinois roule… chinois ! Une Hongqi HQE. Fabriqué par le constructeur FAW qui l’a habillé d’un look plutôt tendance néo-rétro, la Hongqi est de surcroît animé par un V12 de conception chinoise. Particularité : une rangée de micros coiffe le toit du véhicule qui permet au Président chinois d’haranguer la foule...

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JOHN FITZGERALD KENNEDY (USA)

C’est le 22 novembre 1963 que la Lincoln Continal X-100 entre dans la légende noire de l’automobile. À son bord, le Président Kennedy est assassiné de plusieurs coups de feu, dont l’un, emportant un morceau de la boîte crânienne, se révéla mortel. Modèle 1961, cette limousine était équipée d’un gros V8 mais n’offrait aucune protection au moment de l’attentat. Cette voiture existe toujours et se trouve exposée au Ford Museum de Dearborn, dans le Michigan (USA).

CONCLUSION

S’il est quelques présidents qui roulent en voiture de série non aménagée, ils sont plutôt rares, et ça peut se comprendre. La fonction expose et lorsqu’on est à la tête d’un état représentant une industrie automobile vivace - ce qui est bien sûr le cas de la France -, il apparaît bien légitime de s’en faire l’ambassadeur. Il n’en fut pas toujours ainsi en France où l’on a vu des présidents rouler à bord de modèles surannés (mais français). C’est sympathique, mais peu porteur en termes d’image. On observera que la sécurité, lorsqu’elle fut négligée, draina parfois le drame : JFK, Jean-Paul II, et autres crimes mafieux, parmi les plus célèbres tueries. La voiture présidentielle devient dorénavant une extension de la fonction, qui doit être à l’abri des atteintes, tout en véhiculant, abstraction faite de son auguste titulaire, l’image énergique d’un pays et de son industrie... Si les présidents français roulent en voiture française, les présidents italiens en voiture italienne, les chanceliers allemands en voiture allemande et le président américain en voiture américaine, avec quoi circulent les chefs d’état dont le pays n’abrite pas d’industrie automobile ? Eh bien majoritairement en voiture allemande, souvent une Mercedes, vieux symbole de prestige automobile… CQFD.

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