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Fin du pétrole : vers une ère apocalyptique ?!

L'on parle beaucoup de l'épuisement du pétrole. 10, 20, 30 ans, 50 ans, on ne sait plus bien quand le fameux or noir qui nous véhicule, nous habille et nous nourrit tarira ses sources. Sur fond de spéculations enflammées, les supputations vont bon train, et il n'est jamais un spécialiste qui ne remette en cause par ses théories les allégations d'un autre. Au milieu de ce concert de chiffres prospectifs, il y en a bien un qui doit avoir raison, mais on ne sait toujours pas lequel. Peut-être le saura-t-on lorsque chacun d’entre nous tombera un jour nez à nez avec une pompe tarie et et devra demander à un pompiste désabusé où laisser son véhicule ?... Dans tous les cas, nous allons tenter ici de faire le point simplement sur l'avenir de nos carburants et sur les parades à venir. Dans tous les cas et à ce jour, il n'y a pas de place pour l'optimisme.

SOUDAIN, IL N'Y A PLUS DE PÉTROLE !

Que se passe-t-il dans le pétrole ? Tout le monde semble devoir découvrir que les réserves ne sont pas inépuisables. Pourtant, on le sait depuis longtemps ! Oui, mais voilà : personne n'avait conjecturé que la demande serait à ce point tirée par le haut par des pays émergents. En tête, la Chine, mais aussi certains pays d'Amérique Latine, l'Inde et l'Asie du Sud-Est. Et nous n'en sommes qu'au début. Actuellement, la Chine compte 3,2 véhicules pour 1 000 habitants et l'Inde 4,5 pour 1 000 habitants contre 500 véhicules pour mille habitants en Europe. On imagine lorsque le ratio se comblera...
S'il est un point ou les conjecturistes s'associent, c'est bien dans le maintien exponentiel de la demande forte de pétrole à l'horizon 2030. Or, d'aucuns affirment que les ressources commenceront à tarir d'ici ... 3 ans, voire avant !
Pis ! La croissance de la demande pouvant avoisiner les 2 % par an pour le prochain quart de siècle (chiffre très aléatoire), cela se traduirait concrètement par une augmentation de 60 à 75 % de la demande mondiale de pétrole !

Conséquence : alors que les quantités mondiales de pétrole consommées sont de plus en plus élevées, celles qui sont découvertes, elles, le sont de moins en moins. En résumé, nous découvrons chaque année deux à trois fois moins de pétrole que nous en consommons. Cette tendance ne peut évidemment se prolonger ad vitam aeternam...
Et si le pétrole a déjà connu deux crises majeures, il semble que celle qui nous attend soit d’une envergure sans précédente et arrivera bien plus tôt que nous ne l’imaginions précédemment.

Le président Roosevelt (en 1945, peu avant sa mort) et Ibn Saoud, à bord d’un bâtiment de l’US Navy. Et où l’on discute de pétrole avant la cessation des hostilités...

LE PIC DE HUBBERT (ou le pic pétrolier)

Avant d'aller plus loin, il faut entendre le concept du Pic de Hubbert, essentiel également pour la compréhension de la suite.
Dans l'histoire d'une vie, il y a un début et une fin. C'est idem pour le pétrole qui n'est pas inépuisable.
Le pic pétrolier (oil peak) désigne le moment où la production de pétrole sera à son maximum, tous pays confondus. On atteindra alors un sommet, dit le pic pétrolier ou le Pic de Hubbert. À partir de ce moment, la production internationale de pétrole impulsera une déplétion (une chute) qui sera d'autant plus vertigineuse que les besoins s'intensifieront encore et encore. Ce graphique pourrait être représenté sous la forme d'un promeneur qui gravirait une montagne et qui en dégringolerait fatalement plus rapidement qu'il ne la gravît lorsqu'il en atteint le sommet.
Autrement dit, le pic pétrolier, ce n’est pas la fin du pétrole, mais c’est le début de la fin de la production pétrolière, la phase qui nous fera entrer insidieusement dans la régression économique, puisque le pétrole, par une conséquence obligée, deviendra de plus en plus cher et de plus en plus rare, sa rareté impliquant sa cherté...

À savoir : plusieurs pays producteurs de pétrole ont déjà franchi le rubicond et connu leur pic de Hubbert (voir le graphique à propos de la Norvège).

La théorie du pic pétrolier (pic de Hubbert) a été élaborée par un géophysicien américain : Marion King Hubbert (1903-1989). Dans les années 40, ce scientifique travailla sur cette théorie et l'annonça publiquement en 1956. Ses assertions passèrent complètement inaperçues dans le meilleur des cas ou furent peu goûtées, au pire, par ses pairs. Hubbert annonçait qu'au plus tard, au tout début des années 70, l'extraction du pétrole atteindrait un pic aux USA pour dégringoler ensuite. On ne parla plus de Monsieur Hubbert jusqu'en 1971, date à laquelle sa prédiction, ou plutôt son calcul, se réalisa : non seulement les États-Unis atteignirent leur pic d'exploitation, mais aussitôt, la production américaine fut sur le déclin. A cette époque, les USA extrayaient 4 millions de barils/an contre 1,8 millions début 2006, avec des moyens et des solutions plus perfectionnés.

En substance, dès le pic de Hubbert atteint, le pétrole et l'économie vont décliner progressivement.

Première raffinerie de pétrole à Cleveland, dans l’Ohio (USA). À l’époque, la compagnie qui l’exploitait prenait pour nom la STANDARD OIL. De cette société, qui fut la “victime” d’une loi anti-trust, naquirent EXXON MOBIL, BP, Chevron, Esso... À l’origine donc, bien contre son gré, de nombreuses compagnies pétrolières suite à son démantèlement, la Standard Oil avait été créée par John Davidson Rockefeller (1839 - 1937) qui sut, ensuite, contourner les lois des états américains pour devenir l’homme le plus riche des États-Unis, à l’origine de la fortune et de la réputation des Rockefeller. Les États-Unis sont les premiers à avoir extrait du pétrole (1859). Ils restent encore aujourd’hui producteurs de pétrole, mais surtout grand consommateur avant tout le monde, partageant ce triste privilège avec le Canada (25 % de la consommation mondiale pour les seuls USA, dont 40 % pour leurs V8... Un américain consomme 25,4 barils de pétrole par an cependant que dans le même laps de temps un français n’en consomme “que” 11,9 barils) !

QUE RESTE-T-IL COMME RESSOURCES DE PETROLES ?

Entre 1859 et 1968, la consommation totale de pétrole fut de 200 milliards de barils. En 2006, alors qu'en valeur constante, le pétrole a atteint des sommets de prix au baril, la consommation mondiale approche les 30 milliards de baril... par an... Cela vous donne une idée de notre surconsommation relative, sachant que depuis 1960, hors quelques pics, nous consommons largement davantage de pétrole que nous n'en découvrons...
On a estimé qu'il existait un total de 2 050 à 2 390 gigabarils (1 gigabaril = un milliard de barils) de pétrole brut sur Terre, dont environ 50 à 70% auraient déjà été consommés. Ces chiffres très élastiques justifient ce dossier et les polémiques qui les ont fait naître.

La vérité, c'est qu'il est impossible de déterminer fiablement les réserves disponibles pour savoir avec exactitude quand le pic pétrolier se produira. A fortiori lorsque plusieurs pays l’ont déjà vécu et sont sur le déclin en matière de ressources pétrolières.

La duperie des compagnies pétrolières

Pour des raisons économiques, les compagnies pétrolières ont surévalué les réserves disponibles. Pourquoi ?

Pour des raisons de gros sous.

Celles-ci font des profits immenses, sont cotées en bourse, bénéficient de crédits... Alors, annoncer l'épuisement des ressources pétrolières n'est pas jouable pour elles. On ne scie pas la branche sur laquelle on est assis. Du reste, on a pu observer que plus le pétrole est cher, plus celles-ci font des profits colossaux.
Pas si folles...

Les mensonges des pays producteurs

De même, pour des motivations géo-économico-politiques, certains producteurs de pétrole ont surévalué leurs ressources vers la fin des années 80. C'est le cas notamment de l'Arabie Saoudite, du Koweit, de l'Iran, de l'Irak et du Venezuela...

Un exemple : la Société Nationale Pétrolière d'Arabie Saoudite Aramco (qui possède le plus grand gisement de pétrole au monde) a prétendu disposer de 257,5 milliards de barils. Lorsqu'il fut à la retraite, son vice-président, Sadad Al Husseini, a confessé qu'il y n'avait en fait que 130 milliards de barils de réserves prouvées...

Autres exemples ?



Les microalgues pourrait constituer une parade viable comme substitut énergétique.








En 1984 le Koweit passe de 67 à 93 Gb (Gb = gigabaril : 1 milliard de barils) de réserve prouvée. En 1985, le Vénézuéla passe de 28 à 55 Gb. En 1986, les Emirats Arabe passe de 33 à 97 Gb. En 1986, en pleine guerre contre l’Irak, l’Iran passe de 59 à 93 Gb. En 1988-1989 l’Arabie Saoudite passe de 167 à 255 Gb. Est-il nécessaire de préciser qu’aucune découverte majeure de pétrole n’avait été observée dans ces pays avant ces annonces...?

Pourquoi les producteurs ont-ils mentis ?

Toujours pour une histoire d'enrichissement.

Le quota de production d'un pays membre de l'OPEP est proportionnel à sa réserve prouvée. Plus les quotas sont élevés, plus les pays producteurs peuvent gagner de d'argent. Cela a suffi à convaincre les dirigeants de ces pays de réajuster leurs chiffres, dans une ineffable vue à court ou à moyen terme. Le Koweït ouvrit la danse en 1984 et les autres suivirent quelques années plus tard. L'Arabie Saoudite ferma la marche en 1988-1989.

Quel est l'état des réserves prouvées ?

Va savoir... Officiellement, elles ressortiraient aujourd'hui à environ 950 Gigabarils.

Ce qui peut apparaître pour singulier compte-tenu qu'alors que nous consommons plus de pétrole que nous n'en produisons (1 baril produit pour 3 à 4 consommés), les réserves sont plus importantes que par le passé ! Cherchez l'erreur... Nous ne pouvons pas vous communiquer un chiffre fiable, parce qu'au niveau de la probabilité de découvrir de nouveaux gisements ou, même, dans la prise en compte des réserves prouvées, chaque producteur est plus ou moins rigoureux dans son calcul statistique. En gros, d'aucuns calculent avec 90 % de chances de réussite d'extraction avec les moyens actuels, et les autres avec 10 %.

Mais le tout forme quand même "les réserves prouvées"... Ce qui est sûr, c'est que nous sommes en fin de vie de l'exploitation du pétrole et qu'une crise profonde, économique, social et humaine se profile vraisemblablement à l'horizon.

QUE SE PASSERA-T-IL APRÈS LE PIC PÉTROLIER SI AUCUNE SOLUTION N'EST TROUVÉE ?

Le pétrole va progressivement devenir très cher durant quelques années (?) avant de s’épuiser totalement et cela aura des répercussions énormes sur notre vie quotidienne, sur nos familles, sur nos amis... Nos sociétés industrielles sont basées sur le modèle et les ressources d'une énergie bon marché. Le pétrole, c'est notre quotidien, jusque dans notre jardin (engrais) ou nos boîtes en plastique.
Voici quelques exemples simples qui seront vraisemblablement vécus par un grand nombre d'entre nous. Cela n'a rien d'un scénario catastrophe, c'est la logique même.
  • Bouleversement total de notre mode de vie.
  • Fin de la croissance et apparition de la décroissance, soit la paupérisation, l'appauvrissement.
  • Le chômage : des millions de sociétés à travers le monde seront réduites à déposer le bilan. Le produit intérieur brut (PIB) s'effondrant, rapidement les sociétés ne pourront plus faire face.
  • L'industrie aéronautique ne résistera pas longtemps. Les prix des billets s’envoleront dans un premier temps jusqu'au jour où les avions resteront cloués au sol.
  • La fin du tourisme.
  • Une mobilité largement altérée.
  • Explosion des prix de l'alimentaire.
  • Les territoires isolés seront les plus mal lotis, donc la Nouvelle-Calédonie. Un exemple concret : le chocolat dépassera le prix du caviar d’aujourd’hui.
  • Emeutes, guerres civiles, guerres internationales.
  • On peut tabler que les USA auront à cœur de préserver leurs intérêts autant que faire se peut.
  • Dévaluation du dollar, soutenu aujourd’hui par l'or noir, dont il est la monnaie officielle.
  • Crise intérieure américaine, qui débordera sur les cinq continents.
À vous d’imaginer toutes les autres conséquences possibles... Nous ne voulons pas dire que cela va arriver ipso facto, mais simplement qu’il s’agit du scénario le plus plausible en 2007.

Les guerres du pétrole et les mouvements militaires




Vestige d’une guerre du pétrole...



LES SUBSTITUTS ACTUELS DU PÉTROLE : PAS VALABLES ! PIS ! CERTAINS BIOCARBURANTS SONT MORTELS !

Nous n’évoquerons pas ici le gaz, qui devrait connaître son pic alentours de 2020 et qui est, à l'instar du pétrole, une énergie non renouvelable. Idem pour le charbon qui fait cependant l’objet d’une explication sous forme de légende (voir photos et leurs textes).
Bien sûr, on pense aux biocarburants (ou agrocarburants), très en vogue actuellement. Il s'agit de carburants produits à partir de plantes cultivées ou poussant à l'état naturel. Nous y reviendrons peut-être plus longuement dans un prochain chapitre. Sachez essentiellement que les plus connus sont aujourd'hui le méthane, le bioéthanol et le biodiesel (diester).
Le problème des biocarburants cultivés, c'est la place requise pour leur culture (plusieurs fois la terre entière nécessaire pour répondre à la demande internationale) et la nécessité dans laquelle on se trouve, dans notre ère chimique, de devoir les engraisser à partir de dérivés... de pétrole !


Ce graphique représente le pic pétrolier (pic de Hubbert) de la Norvège. On constate sans coup ferir le schéma classique que nous avons évoqué dans notre dossier : production maximale, puis déclin. Ce petit graphique témoigne de l’évolution de l’exploitation du pétrole au fil des décennies (1965-2004). On y constate positivement le déclin des ressources.


On se mord la queue donc : pour remplacer le pétrole, il faut du pétrole... Par surcroît, les biocarburats soulèvent un insurmontable problème... écologique ! Remplacer le pétrole par les plantes, c'est aussi s'approprier au bas mot 20 % des végétaux à l'échelle de la planète entière, soit augmenter encore l'empire de l'homme sur la nature et sur les autres espèces en des proportions dramatiques, même pour la pérennité de notre espèce. Rien qu'en France, Jean Marc Jancovici, spécialiste des émissions des gaz à effet de serre, soutient qu'il faudrait cultiver 118 % de la surface totale de la France en tournesol pour remplacer l’intégralité de notre consommation nationale en pétrole dans les transports uniquement, 104 % de la surface de la France avec le Colza, 120 % avec la betterave et 2 700 % avec le blé (à titre d'exemple, la plantation de palmiers à huile est responsable de 80% de la déforestation en Malaisie) ! Bref ! A l'impossible nul n'est tenu et la solution de rechange est bien pire que celle à laquelle elle se substituerait, savoir le pétrole ! Encore un point négatif : en dépit de leur appellation, les biocarburants ne sont pas évidemment pas issus de l'agriculture biologique, mais bien de l'agriculture intensive : pesticide, consommation d'eau, etc. auraient un impact non négligeable sur l'écosystème. De plus, la production massive d'éthanol augmenterait ipso facto – et de manière dramatique - l’agriculture énergétique au détriment de l’agriculture agro-alimentaire, ce qui impliquerait fatalement un enchérissement du prix des denrées et, par-dessus, accélérerait encore la déforestation (on parle de 16 millions d'hectares de forêts tropicales rien qu'en Asie du sud-est qui seraient consacrées aux agro-carburants).

En dépit des progrès réalisés dans son exploitation, le charbon reste une mine inépuisable de pollution (ici une photo d’époque édifiante). Il s’agit également d’une ressource fossile (à l’instar du pétrole et du gaz) qui pourrait revenir à la mode durant un intermède, et seulement un intermède, car les ressources ne sont pas ici non plus inépuisables. Délaissé au profit du pétrole, moins coûteux et plus énergétique, le charbon produit d’énormes quantités de gaz à effet de serre (CO2) et l’exploiter à une échelle internationale précipiterait les problèmes écologiques. La Chine utilise de nombreuses centrales électriques avec cette roche (80 % de son électricité) et se révèle donc le premier pollueur en matière de dioxyde de carbone.

L'exploitation à l'échelle planétaire des biocarburants tels que nous les connaissons aujourd'hui, c'est la mort de la terre, le pétrole faisant figure d'enfant de chœur à côté.
Nous voyons bien qu’à ce stade, non seulement les agrocarburants sont impossible à mettre en œuvre, mais leur matérialisation aurait par surcroît des conséquences désastreuses sur notre avenir, et à très court terme.
D'autres sources d'approvisionnement en biocarburant sont évidemment recherchées.
Le plus crédible à ce stade : les algues.
Sans dire qu'il s'agit du substitut parfait, ce serait encore celui qui ne présenterait pas les risques inhérents à la culture de ceux que nous venons d'évoquer.
La richesse en huile des algues désignées à cet usage est par ailleurs extrêmement forte. Qui plus est, les algues ne concurrencent pas les surfaces arables pour l'agro-alimentaire et leur culture est assez aisée moyennant des structures maîtrisées (on peut les engraisser sur la base de simple déchets d'origine organiques).
Quand on parle d'algues (ou de microalgues), on évoque le concept de biocarburant de seconde génération.
Mais à cette heure et sauf omission de notre part, aucune culture à grande échelle n'a été entreprise.

CONCLUSION

Nous ne sommes absolument pas préparé à l'effondrement prochain de la production de pétrole. Même l'hydrogène, qui se peut présenter aux yeux de certains comme une solution, ne sera pas opérationnelle avant plusieurs décennies, si d’aventure elle devait le devenir.

Qui plus est, il faut savoir que pour un pays comme la France, cela requerrait de tripler le nombre de centrales nucléaires et de développer un réseau international de pipelines, sans préjudice des transports et des stations spécifiques requises.

Certes, on peut espérer que de nouvelles découvertes de gisement viendront différer la date butoir. Mais rien n'est moins sûr en l'état de nos connaissances et de nos capacités de forage. En tout état de cause, s'il se révélait possible d'obtenir un sursis, faisant abstraction de toutes les insuffisances techniques actuelles et du coût généré, au rythme effréné de la consommation exponentielle cela ne modifierait pas les données ici relatées : il ne s’agirait que de les différer...

Ainsi, en ce mois de juin 2007, rien ne semble devoir conjurer une profonde et violente mutation internationale, même si celle-ci s'étalera dans le temps. Un véritable cataclysme qui remettra en cause notre civilisation industrielle et pourrait déboucher sur un effondrement total des valeurs de civilisation actuelles.

Ce qui est remarquable, c'est que personne à un haut niveau n'évoque le sujet. La campagne présidentielle 2007 a vu aborder des thèmes tels que les régimes de retraite ou la pollution, certes louables et nécessaires, mais dans un ordre de priorité responsable, la mort du moteur de notre société constitue, il nous semble, la priorité majeure. Il n'en reste pas moins que politiquement et économiquement, le sujet est dangereux...

À défaut d’une prise de conscience collective, de décisions planétaires rapides portant sur des changements radicaux en matière de gestion de l’énergie encore disponible, la civilisation que nous connaissons affrontera le plus aigu et sans doute un des plus violents bouleversement de son histoire dans un proche avenir.

L’approvisionnement en pétrole est une source permanente de conflit.



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Réalisation Scsi / SkaZy
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