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Histoire du pétrole : du premier puits au pétrole roi, des magouilles aux catastrophes, de la lampe à pétrole à l'automobile.

plateforme pétrolière en feuComment peut-on vivre sans pétrole ? Question que l'on est fondé à se poser dans notre civilisation qui a déjà consommé plus de 150 ans de ressources pétrolières... exponentielles et dont le quotidien est fondé quasi à 100% sur l'usage... du pétrole !  Tout est pétrole en effet : l'automobile, l'agriculture, la marine, les plastiques, les pneus, les routes... Saviez-vous, par exemple, qu'en l'an de grâce 1900, seulement 4% de nos besoins énergétiques étaient couverts par le pétrole. Savez-vous quel est ce ratio aujourd'hui ? 96 % !

Le pétrole des USA bientôt concurrencé par le reste du monde...

Oui, mais avant d’être concurrencée par le reste du monde, la Standard Oil Company, lointain ancêtre de Mobil, étend encore son empire pétrolier. Souvent secrètement, en rachetant des concurrents sans le faire savoir et avec la complicité des anciens dirigeants. De sorte que la Standard Oil peut pénétrer les intentions des uns et des autres : c'est une véritable guerre économique qu'elle livre à ses concurrents et tous les coups sont permis. Ceux qui se rangent sous sa bannière sans discussion (en lui vendant leurs actifs) seront récompensés : c'est le cas de John Archbold, devenu le président de la SOC ou encore de Charles Pratt, autre concurrent rallié à Rockefeller, qui devint l'administrateur de ses sociétés.

03On découvre encore du pétrole aux USA, notamment en Californie et Rockefeller, toujours avide de trust, fera le nécessaire pour racheter toute la production et l'intégrer à ses sociétés. Tant et si bien qu'en 1892, celui qui est devenu le magnat du pétrole a à peu près tout trusté et se retrouve à la tête d'un empire constitué de 40 sociétés pétrolières (la Standard Oil et ses filiales...). Rockefeller est milliardaire en dollars.

De façon assez prémonitoire, c'est de Russie que son monopole sera attaqué. Dès 1870, des sondages de terrain avaient été effectués dans la ville de Bakou (actuellement capitale de l'Azerbaïdjan). Et le pétrole finit par jaillir d'abondance. Le Tsar Alexandre II (qui finira assassiné lors d'un attentat en 1891) réquisitionne toutes les terres et les place aux enchères. Ce qui lui rapportera 6 millions de roubles-or. L'exploitation des gisements est calamiteuse. La perte effroyable. Incendies, pollutions maritime et terrestre sont légion. Les ouvriers, sévèrement exploités, se révoltent parfois et les cosaques font donner le sabre et taillent la plèbe...

Au milieu de ce climat délétère, les frères Nobel ont acquis d'importants gisements à Bakou et ont mis en place leur propre raffinerie. Les conditions de vie qu'ils offrent à leurs ouvriers sont plus décentes et les deux frères prospèrent et ne tardent pas à se tailler une forme de monopole du pétrole russe qu'ils rachètent et épurent grâce à un procédé chimique mis au point par Alfred Nobel.

04C'est alors qu'intervient une famille célèbre également - ou qui le deviendra par sa richesse : les Rothschild. (On commence à mieux comprendre comment se sont bâties certaines fortunes notoires, non ?...). Nous sommes à la fin des années 1890. Soucieux de briser les intérêts des Nobel, les Rothschild établissent une voie ferrée qui raccourcit les délais de livraison, et surtout conjure les aléas du terrible hiver russe.

On le voit, la Russie, en sus des USA, est désormais devenu exportatrice de pétrole vers l'Europe. Plusieurs millions de tonnes par an dès 1885. On trouve alors essentiellement sur le marché la Standard Oil, les frères Nobel et les Rothschild. Ces derniers font des projections sur le marché asiatique, chasse gardée exclusive de Rockefeller et de sa Standard Oil. Mais les Rothschild ne manquent pas d'idées : ils contactent 2 interlocuteurs, les frères Marcus et un nommé Sam Samuel, des puissants importateurs de pétrole à destination de l'Asie, et leur proposent un échange de bons procédés. Les importateurs acceptent et le pétrole russe de Rothschild va alors concurrencer le pétrole américain de Rockefeller et de la Standard oil en Asie. Dès 1891, les prémices de ce qui deviendra la future Shell s'opposent à ce qui deviendra la future Mobil. Et dès l'année suivante, donc 1892, le premier bateau pétrolier transportant 5 010 tonnes de pétrole russe à destination du Japon franchit le Canal de Suez au grand dam de la Standard Oil Company. Et quel est l'emblème de ce pétrolier : un coquillage - le fameux coquillage de SHELL qui deviendra quelques années plus tard, suite à une fusion, la Royal Dutch Petroleum, autrement dit la Shell que nous connaissons aujourd’hui. On extrait désormais de plusieurs pays, dont Roumanie et l'Indonésie (Bornéo).

05Puis vint le tour de l'Iran...?

Oui, l'Iran, l'ancienne Perse. Au début du 20ème siècle, c'est encore "l'Empire Perse", mais en totale déliquescence (la Perse ne s'appellera l'Iran qu'en 1934). Nous sommes en 1900 et l'on sait que l'Iran regorge de pétrole grâce à un français notamment, un géologue portant pour nom Morgan. L'histoire du pétrole du Moyen-Orient va pouvoir débuter.
Ici apparaît une figure emblématique de cette épopée. Un Australien répondant au patronyme de William Knox d'Arcy. Un magnat de l'or - le vrai, le jaune ! -, ayant déjà fait fortune grâce à la célèbre relique barbare. L'homme menait grande vie sans s'intéresser au pétrole jusqu'au jour où il décida de financer des recherches pétrolières dans ce qui deviendra l'Iran que nous connaissons aujourd'hui. Il obtint assez facilement une concession sans limites du Shah de Perse, le monarque d'alors, en échange de 200 000 Francs or et d'un intéressement de 16% aux gisements trouvés. A cette époque-là, en 1901, il n'existe ni cartes, ni routes dans un Iran sous-développé et l'insécurité générée par des tribus pillardes menacent les expéditions. Pour conjurer ce danger, le géologue engagé par Knox D'Arcy, M. Georges Reynolds, recrute ... des pillards pour les protéger des pillards ! Bien lui en fit, car les recherches dureront 7 ans. En juin 1903, du pétrole jaillit en Iran, mais le puits tarit presque aussitôt. Le géologue Reynolds semble s'obstiner en vain. Tout l’Iran paraît aussi sec que le deviennent les finances du riche australien William Knox d'Arcy, initiateur et financier de cette vaine épopée.  Celui-ci sollicite d’ailleurs vainement les Rothschild et finit par s'associer avec la Burmah Oil Company qui n'avait d'autre projet en lui venant en aide que de protéger ses propres intérêts en Inde contre une concurrence éventuelle du pétrole iranien... Mais une nouvelle année passa sans qu’aucun résultat ne vienne consacrer les efforts de Reynolds.
Mais tout comme il arriva en 1859 au Colonel Drake, c’est au moment ou l'australien d'Arcy, totalement ruiné, ordonne au géologue Reynolds de cesser sa quête, que celui-ci, fin 1907, fait jaillir du pétrole à Masjid-i-Suleinam, mettant un terme à 7 ans de pérégrinations et d'insuccès.

06Puis vint alors l'automobile qui bouleversa l’industrie du pétrole ?


Oui. C'est en 1883 que Daimler (qui deviendra Mercedes) invente le moteur à explosion.
Dès 1893, la France compte 200 voitures.
Dès 1900, la France compte 3 000 voitures.
Dès 1910, la France compte 53 000 voitures.
Dès 1914, la France compte 107 000 voitures...

Et les marines de guerre troquèrent leur charbon contre du mazout...


C'est exact. Mais c'est toute une histoire. C'est la Royal Navy, première flotte militaire du monde d'alors, qui ouvrit le bal dès 1910. Jusqu'à cette date, c'était le charbon qui était utilisé comme combustible. L'Amiral Fisher, soutenu par un certain Winston Churchill, alors jeune ministre, va imposer le pétrole raffiné comme nouveau carburant au sein de la célèbre marine britannique. Pour ce faire, dès 1909, eu égard à la découverte de pétrole en Iran, la société Anglo Persian Oil Company est mise sur pied. En fait, il s'agit ni plus ni moins de la future British Petroleum - BP en abrégé - qui a défrayé la chronique lors de la fuite pétrolière sous-marine de la plate-forme pétrolière du Golfe du Mexique en cette année 2010.
Pourquoi avoir créé BP alors que la Shell existait déjà ? Parce que Winston Churchill s'est toujours méfié de la Shell dont le capital, d'origine anglaise mais également international (c'est aujourd'hui encore une société anglo-néerlandaise), pouvait être la source d'intérêts divergents entre puissance financière extra-nationale et intérêts de la Grande-Bretagne. Du coup, la nation anglaise prend 51 % des parts de la future Bristish Petroleum dès 1914 déclenchant la colère de Shell. Mais la raison finit cependant par l'emporter et Shell et l'Anglo Persian Oil Company, future BP, collaborent en Iran pour fournir à la marine anglaise son pétrole en lieu et place de l'antique charbon (qui reviendra vraisemblablement à la mode d'ici quelques années compte tenu de la raréfaction vraisemblable du pétrole). De surcroît, entrer majoritairement dans le capital de BP, c'était la garantie d'obtenir un pétrole au meilleur prix, en se gardant d'augmentations opportunistes à la veille de la première guerre mondiale. Ce qui n'empêchera pas la Royal Navy d'acheter son pétrole à d'autres compagnies que BP, notamment à Shell, le principe étant pour elle ainsi que nous venons de le voir, de s'assurer une régularité dans les flux comme dans les tarifs.

Les premiers conflits d'intérêts pétroliers entre nations opposent par ailleurs les Allemands et les Anglais au sein de l'empire Ottoman, qui devint la Turquie ensuite, perdant au passage et fil des guerres pas mal de ses possessions, les Turcs ayant fait le jeu de l'Allemagne de Guillaume II.

07 Et le pétrole américain tarit là où il était né en 1859...

Eh oui ! On se rappellera le Colonel Drake et sa découverte de pétrole à Titusville, en 1859 qui déclencha la première ruée vers l'or noir. Moins de 50 ans plus tard, il n'y a plus de pétrole à Titusville, et la ville se vide sans rémission après avoir multiplié sa population par 30...
On quitte la Pennsylvanie pour migrer vers le Texas de Georges W. Bush où vient d'être mis à jour un gisement important qui produira jusqu'à 100 000 barils / jour. 50 000 assoiffés d'or noir se ruent à l'assaut de la région et le puits de Spindletop est asséché en 1 mois !

C'est dans cette période que naît la Texaco ?


Oui, précisément en 1901. D'abord appelée la "Texas Fuel Company", la Texaco est fondée consécutivement à la découverte de ce gisement texan de Spindletop. La Texaco fut durant de nombreuses années la seule enseigne à vendre de l'essence aux USA. Peu connue en France et dans les DOM TOM, les lubrifiants Texaco y sont pourtant importés depuis fort longtemps ainsi qu'en atteste la publicité de 1924 qui nous sert d'illustration.

Pendant ce temps, la Standard Oil Company et Rockefeller finissent par scandaliser les USA...


A force, oui... Car Rockefeller devient l'incarnation du capitalisme sauvage, débridé et totalement incontrôlable. Les Rockefeller sont à la tête d'un capital qui pèse 660 millions de dollars or (à l'époque, l'argent fiduciaire avait pour parité convertible l'étalon or) et un chiffre d'affaires supérieur à 1 000 milliards de dollars US actuels. La Standard Oil Company qu'avait fondé John Davison Rockefeller le 10 janvier 1870, caracole sur une assise forte de 70 sociétés satellites, 100 pétroliers, 150 000 km d'oléoducs, raffine 35 000 barils de carburant / jour et traite 84% du pétrole brut de tous les USA.
Pour parvenir à un tel résultat, la Standard Oil Company ne s'est guère embarrassée de circonlocutions, de délicatesses et son attitude fut même à l'origine de certaines lois tant son avidité et sa rapacité firent légende. La Standard Oil achetait tout le monde, jusqu'aux plus hautes sphères du pouvoir américain et le petit peuple, conscient de la cancérisation du tissu de la société US, commençait de gronder après le pétrolier. Rockefeller était devenu l'homme le plus riche des États-unis et détenait un monopole de fait sur tout le pétrole américain : il y avait toujours quelqu'un aux USA pour dépendre de lui, de ses sociétés ou de ses affidés. Le gouvernement américain fut donc forcé de réagir.

08Et le gouvernement américain décapita la Standard Oil ?


On peut dire cela. Ou au moins on peut croire cela. Car le 15 mai 1911, à l'issue de procès qui s'étalèrent sur 7 ans, la cour suprême des États-Unis prononce la dissolution de la Standard Oil, qui se trouve dès lors fractionnée en 34 sociétés. Mais ces 34 sociétés continuèrent de monopoliser de concert le marché, les actionnaires étant restés les mêmes et, donc, les intérêts étant toujours aussi convergents. CQFD. Du coup, tout en étant dissoute, de facto la Standard Oil existait toujours. Pis ! John D. Rockefeller en tira un profit monstrueux (estimé à 100 millions de dollars) du fait de la multiplication des sociétés fractionnées ! Il se contentera dès lors de vivre sur ses dividendes, qui étaient dantesques puisqu'il fut le premier homme sur terre à posséder 1 milliard de dollars... Comme il était baptiste, ainsi que nous l'indiquions au tout début de notre dossier (lire l'édition papier L'Argus de NC n°116 – octobre/novembre 2010), Rockefeller, en dépit de son aridité en affaires, pratiquait libéralement la charité chrétienne et distrayait 10% de ses revenus en faveur d'oeuvres diverses. Il vécut, heureux, jusqu'à l'âge vénérable de 98 ans...

09La catastrophe du puits de Dos Bocas, au Mexique


Grâce à son pétrole et à la complaisance de son gouvernement, le Mexique est devenu pour certains le nouvel eldorado du pétrole. Des fortunes se font, malheureusement au détriment de la masse salariale des Mexicains qui connaissent des conditions de travail désastreuses, mâtinées bien souvent d'une technique de persuasion digne du Far West. Il n'existe aucune sécurité et les drames sont fréquents.

Mais la plus effroyable des catastrophes survient dans la nuit du 4 juillet 1908 quand le puits de pétrole de Dos Bocas (San Diego n°3), près de Tampico, explose. Un jet d'huile de pétrole et de gaz fracasse le derrick et une colonne de flamme d'un demi kilomètre s'élève dans le ciel, enflammant l'ensemble du chantier. Le forage est profond de 556 m, et le pétrole enflammé jaillira durant 2 mois sans possibilité d'extinction. Seule l'eau salée qui finira par apparaître éteindra naturellement le puits. On estime qu'environ 2,5 milliards de litres de pétrole sont brûlés à cette occasion. Quant au nombre de morts, il demeure toujours un mystère à ce jour où les traces de la catastrophe subsisterait toujours sur un sol vitrifié.

D'autres catastrophes ne cesseront d'entacher l'histoire du pétrole au fil des décennies. La plus importante, récemment, est celle de BP dans le Golfe du Mexique, évoquée précédemment, et dont on ne connaît pas encore toutes les conséquences pour les années à venir. Mais rappelez-vous d'Erika (1999), de l'Exxon-Valdez (1989), de l'Amoco Cadiz (1978), du Torrey Canyon (1967), du Sea Star (1972), du terminal pétrolier de Mina al Ahmadi (1991), etc. Les accidents se comptent par dizaines, souvent très graves d'un point de vue écologique.

10Histoire du Pétrole : les dates clefs

1859 : Première découverte de pétrole en Pennsylvanie (États-Unis) par le Colonel Edwin Drake.
1870 : John Davison Rockefeller fonde la Standard Oil Company (Cleveland, Ohio), société de raffinage de pétrole, qui détiendra 80 % du raffinage et 90 % du transport pétrolier américain.
1873 : La famille Nobel entreprend des recherches de pétrole dans la région de Bakou, dans ce qui était alors la Russie, mais aujourd’hui l'Azerbaïdjan.
1892 : Marcus Samuel crée la compagnie Shell dont le but est le transport du pétrole via le canal de Suez.
1901 : L'Iran devient producteur de pétrole.
1901 à 1905 : On découvre du pétrole dans plusieurs états américains (Texas, Californie, Oklahoma).
1911 : Démembrement de la Standard Oil et création de sept entreprises :
- Standard Oil of New Jersey (50 % du capital) qui deviendra Exxon
- Standard Oil of New York qui deviendra Mobil
- Standard Oil of California qui deviendra Chevron
- Standard Oil of Ohio qui deviendra Sohio
- Standard Oil of Indiana qui deviendra Amoco
- Continental Oil qui deviendra Conoco
- Atlantic qui deviendra Arco.

111913 : Création de l’Anglo Persian Oil Company qui deviendra la British Petroleum (1954), en abrégé BP.
1922 : Le Vénézuela devient un grand pays pétrolier.
1924 : Création de la Compagnie Française des Pétroles qui deviendra ensuite le pétrolier Total.
1927 : Boom de la production pétrolière en Irak.
1933 : La Standard Oil de Californie investit fortement dans le forage de pétrole en Arabie saoudite.
1938 : Boom de la production pétrolière au Koweït et en Arabie saoudite.
1956 : Découverte de pétrole au Sahara et au Gabon. Boom de la production pétrolière en Algérie - alors française - et au Nigeria.
1959 : Découverte de gisements pétroliers en Libye.
1960 : Création de l’Organisation des Pays Producteurs de Pétrole (la fameuse OPEP) par l’Arabie saoudite, l’Irak, l’Iran, le Koweït et le Venezuela.
1969 : Début de la production de pétrole en Chine.
1973 : Guerre du Kippour. Premier choc pétrolier.
1979 : Deuxième choc pétrolier lié à la révolution islamique d'Iran.
1982 : Début de la baisse des prix du pétrole.
1986 : Contre-choc pétrolier : effondrement des prix du pétrole (le baril chute à 7 dollars !).

121990 : L’Irak envahit le Koweït.
1991 : Libération du Koweït par une coalition internationale, dont l'armée française.
1992 : Découverte de pétrole en Amérique latine, en Syrie, en Inde et en Norvège.
1998 : Fusion des pétroliers Exxon et Mobil ainsi que Total et Petrofina.
2006 : Le pétrole dépasse les 78 dollars le baril en août.
2007 : Compte tenu de certaines difficultés au Nigeria et en Irak, les cours du pétrole culminent à 80 dollars (12 septembre), puis à 90 dollars le baril (19 octobre).
2008 : Le 2 janvier, le baril atteint 100 dollars pour la première fois de son histoire à la bourse de New York. Le baril franchit les 130 dollars en mai et les 140 dollars en juin. L'effondrement économique de septembre viendra seul enrayer la flambée des cours.
2010 : Marée noire incommensurable dans le Golfe du Mexique, près des côtes américaines, inhérente à l'incendie puis à l'effondrement d'une plate-forme pétrolière de British Petroleum (BP). 4,9 millions de barils, soit 780 millions de litres de pétrole, se seraient échappés du puits. Le cours du baril de pétrole oscille entre 70 et 85 dollars, mais peut s'envoler ou s'écrouler selon le cours des événements à venir. Le pétrole est, en quelque sorte, dans l’expectative. La crise économique sévère traversée par la pluralité des pays contient seule ses cours boursiers. Demain, nous aurons un pétrole entre 150 et 400 dollars le baril ... Mais nous pourrions l’avoir aussi à 35 dollars le baril...

Sources principales : L’Histoire secrète du pétrole - TF1 -  “La documentation française” pour la chronologie.

Crédit photo : Wikimedia.org (plateforme en feu). Autres : Domaine Public

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