Même l’Argus de NC joue leur jeu : nous vous annonçons systématiquement les consommations moyennes des véhicules que nous essayons. Et ces consommations moyennes - nous prenons bien soin de le préciser - relèvent de l’appréciation du constructeur. Nous n’avons jamais rien dit d’autre. Et pour cause ! Il est de notoriété publique que les constructeurs sont particulièrement ladres avec les estimations de consommation des véhicules qu’ils commercialisent. Et ce n’est pas nouveau. Qui s’y fierait encore ? Pourtant, la législation européenne s’en est mêlée et l’on a eu droit, ces dernières années, à un regain de rigueur. Mais même cette rigueur semble s’étioler sur l’autel de la réalité : les constructeurs sont encore loin du compte...
C’est l’hebdomadaire Auto-Plus qui s’y frotte pour lever un lièvre dont tout le monde savait bien qu’il carburait plus ou moins à l’intox. Oh ! L’intox, c’est un bien grand mot... Disons qu’en dépit d’une sévérisation des moyens de contrôle et des normes plus sérieuses et légales, il n’est réellement possible de définir la consommation d’un véhicule qu’en roulant avec... Et encore, selon le mode de conduite, pour un même véhicule, deux conducteurs différents relèveront deux consommations différentes sur le même parcours. Alors vouloir indiquer une consommation, même théorique, relève de la gageure.
Tout cela ne poserait aucun problème et servirait d’étalon, même faussé, si les écarts n’étaient pas si importants entre consommation annoncée par les constructeurs et consommation réelle. Auto Plus relève ainsi des pôles extrêmes allant jusqu’à 70 % de consommation en sus par rapport aux chiffres annoncés pour certains modèles. Pis ! Les modèles qui axent le plus leur communication sur leur faible consommation sont souvent ceux qui sont, en pratique, le moins crédibles. Les écarts vont de 40 à 70% la plupart du temps, et les plus réalistes sont les modèles les plus anciens qui annoncent des consommations plus crédibles, du moins plus proches de la réalité.
Absolument pas. Ils sont certes plus rigoureux qu’ils ne le furent en des périodes où la fantaisie et la mauvaise foi semblaient prévaloir aux destinées de la consommation annoncées des véhicules, mais ils n’en restent pas moins encore aujourd’hui réalisées en atmosphère fermée et sur banc électronique. Dès lors, comment coller à la réalité ?
Il faudrait que l’Europe, qui se mêle de tout parfois avec un malheureux manque d’à-propos se mêlât un peu plus de réformer un système d’évaluation qui ne colle toujours pas à la réalité et permet des excès d’optimisme commerciaux. Bon, il suffit de le savoir, et de savoir simplement que lorsqu’on vous annonce 4l/100 km, ce sera plutôt du 5 litres dans le meilleur des cas, voire davantage dans le pire... Hein !? Lorsqu’on est au parfum, on a l’air moins … couillon !
Bon, à L'Argus de NC, on est pas riche, loin s'en faut, alors dès que l'on peut faire une économie, on ne se prive pas de tenter de la réaliser au mieux de nos intérêts. C'est ainsi, qu' en Mai 2005, nous fîmes l'acquisition d'une Citroën C5 break d'occasion, âgée de 2 ans et totalisant 15.000 km.
N'ayant roulé qu'en ville, ou peu s'en faut, la consommation moyenne au 100km, affichée alors au tableau de bord, annonçait un redoutable 14,7L de mémoire, et notre mémoire est bonne !
En Janvier 2007, légèrement pondérée par un roulage extra-urbain additionnel, et avant de faire un test produit (Éco-Cyclone / Argus de NC n°107), cette moyenne au 100 km était ramenée à 13,7L. Après 5 mois de test de l'Éco-Cyclone, les données de consommation moyenne, tombaient à 11,3L/100km.
Cliquez ici pour voir la photo
Depuis lors, le prix du carburant à la pompe à sérieusement augmenté, et n'étant pas riches - je sais, on se répète - nous avons amendé notre conduite. Plus souple, davantage sur le couple, évitant les accélérations inutiles entre 2 ralentissements et toujours majoritairement (80%) en milieu urbain, elle donne des résultats intéressants, qui nous permettent d'atteindre aujourd'hui des valeurs de consommation inférieures aux données constructeur.
En effet, l'ordinateur de bord affiche aujourd'hui, 9,1L/100km, quand Citroën annonçait en 2002 : 9,8L/100km. Précisons toutefois, que notre C5 break fait l'objet d'un entretien suivi, et affiche 80.000 km à son compteur.
Mais tout bien considéré, le résultat de cette expérience, qui pourrait aller contre l'avis de la rédaction sur le sujet, doit être pondéré, par l'unicité de l'exemple, et le souci permanent d'économie qui nous anime.
Caractéristique & données techniques Citroen C5 (AM2002) 2.0i 16v| Segment | Familiale |
| Type de motorisation | 4 cylindres en ligne |
| Cylindrée | 1997 cc, 16 soupapes |
| Alimentation en air | Atmosphérique |
| Carburant | Essence |
| Puissance | 138 ch à 6000 tr/min |
| Couple | 19,8 mKg à 4100 tr/min |
| Chevaux / litre (rendement) | 69 ch / litre |
| mKg / litre | 10 mKg / litre |
| Transmission | AV |
| Type de boîte de vitesse | 5 |
| Poids | 1403 kg |
| Kilos / chevaux (rapport poids/puissance) | 203 km/h |
| 1000 m D.A | 31s3 |
| Reprise 90-150 km en 4e | 11s0 |
| Reprise 90-120 km/h en 5e | 15s1 |
| Consommation moyenne mixte | 9,8 l / 100 km |
Commentaires