
En une douzaine d'années, les ludospaces ont inventé, outre une appellation, un véritable art de vivre en voiture. Certes, ces qualités existaient déjà dans les monospaces, mais les ludospaces (type véhicule : Berlingo, Partner, Kangoo...), création française et plus précisément du groupe PSA Peugeot - Citroën, ont démocratisé le phénomène, même si celui-ci n'est pas aussi complet que sur un authentique monospace. Issu de la gamme "utilitaire léger", véritable fer de lance accommodé à toutes les sauces de l'industrie automobile, le Citroën Berlingo s'écarte un peu plus de ses racines pour offrir un visage de plus en plus familial, tout en conservant l'essentiel : la praticité, la convivialité et l'accessibilité... Il représente une alternative valable aux monospaces compactes.


Ce 1.6 HDi de 90 ch n'a à rougir de rien. Bien sûr, lors des reprises, sa relative faible cylindrée se fait sentir : il ne faut pas hésiter à jouer alors du levier de vitesses, mais le bilan est largement positif, tout bien pondéré. Les accélérations sont franches, la souplesse du moteur est bien présente, et l'on peut doubler, sans se laisser aller à un optimisme débridé, dans des conditions tout à fait sécurisantes. Ce bloc de 1.6, qui existe également en version 75 et 110 ch, compte tenu de sa cylindrée et du gabarit du nouveau Citroën Berlingo, est finalement très réussi. Le levier de vitesses connaît le désormais positionnement habituel des Berlingo, savoir sur la console centrale, idéalement accessible. L'étagement de la boîte est très correct, mais l'on regrette une forte démultiplication entre la 4è et la 5è qui oblige à aller chercher loin le dernier rapport. D'autant que le guidage n'est pas exempt de reproches. L'habitude devrait toutefois pallier à ce léger défaut - sans le réduire pour autant. A noter que ce diesel se laisse complètement oublier dans l'habitacle.
14/20


Etre déçu en terme de tenue de route d'une Citroën, ce serait pour nous comme de débarquer à Londres en hiver et de n'y point trouver de brouillard. Fi de déception, donc. Le nouveau Berlingo, et ce en dépit d'un confort d'amortissement important, tient son cap dans les circonstances les plus hardies et avec un aplomb toujours rassurant. Du moins dans la configuration de notre essai, seul à bord et non chargé. Les virages sont engloutis sans difficulté, même si l'on force l'allure, et les trajectoires restent précises, même lorsque le revêtement se dégrade. Du reste, le nouveau Berlingo, en dépit de ses origines utilitaires - aujourd'hui lointaines puisqu'il partage des éléments avec le C4 Picasso-, affiche un comportement routier digne d'une excellente berline. Reste la position de conduite que, personnellement, je n'affectionne pas trop : mais c'est plus une question de feeling.
16/20


Il fut une époque où cette rubrique s'imposait au premier plan tant les vertus en matière de freinage, d'un modèle à un autre, se révélaient disparates. Ce n'est plus le cas aujourd'hui, et les différences, si elles subsistent heureusement toujours - sans quoi que deviendrions-nous ?- s'analysent davantage sur le feeling des conditions d'arrêt, avec encore toutefois quelques freinages qui se démarquent, que sur des vertus notablement différenciées. Le cas du Berlingo est simplissime : il freine avec efficacité et progressivité. Précisément ce que l'on demande à un freinage, soit dit en passant... Par surcroît, on n'observera aucun mouvement de caisse lors des arrêts d'urgence sur ligne droite, par exemple de 110 km/h à 0 km/h. L'AFU (
Aide au Freinage d'Urgence), déclaré sur la fiche technique du constructeur, ne fut guère perceptible ici.
15/20


Évidemment, même s'il est toujours utile d'en débattre, le nouveau Berlingo étant un ludospace, l'habitabilité et ce que nous appelons, nous, la logeabilité - savoir la faculté d'engranger des bagages dans le coffre -, constitue l'un des point d'orgue du Berlingo 5 places. Cette nouvelle mouture gagne du reste 24 cm en longueur, fatalement répercutés dans l'habitacle. De là à faire un parallèle avec la précédente version essayée dans nos colonnes, nous ne nous y risquerons pas, car nous avons un peu perdu nos repères depuis le temps.

Il n'empêche que le nouveau Berlingo est habitable et logeable. En configuration d'emploi maximaliste, à savoir conducteur d'1,85 m à l'avant, et bien reculé !, la place arrière offre au passager de la même taille une réserve encore importante à hauteur des genoux (voir photo). L'avant, glissons dessus, car on est rarement pénalisé - sauf à de très rares et très notables exceptions, et c'est loin d'être le cas ici ! - pour passer à un coffre très profond et très haut. Avec la faculté de moduler les trois sièges arrière pour engranger encore de l'espace, on ne devrait pas regretter le jour d'un départ à Tontouta (aéroport international de Nouvelle-Calédonie) d'avoir opté pour ce ludospace.
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Là encore, le nouveau Berlingo se distingue par un confort très correct qu'il doit, outre à ses grands espaces, à la qualité de son amortissement davantage qu'à un confort inusuel de ses sièges.

Le confort, c'est aussi les espaces de rangement, et là aussi, on s'en douterait, le new Berlingo ne manque de rien, même si le bac des contre-portes n'impressionnera personne. On ne tarira pas d'éloges sur la fameuse capucine (le vaste espace de rangement situé au-dessus de votre tête). Mais il reste encore les tiroirs sous les sièges, profonds mais pas très hauts. Sans préjudice des espaces centraux, toujours profonds, eux, ou d'une boîte à gants vraiment digne de ce nom.


Les plastiques sont d'assez bonne facture, mais ils sont durs et peu flatteurs au toucher. Pour le reste, le Berlingo offre des détails dans l'honnête moyenne. Au chapitre de l'équipement, on inventoriera une climatisation manuelle, le pack électrique, l'airbag conducteur et passager, les airbags thorax latéraux à l'avant, l'ABS, l'AFU (assistance freinage), la direction à assistance variable (très efficace), l'allumage automatique des feux de détresse ...


Difficile d'émettre une critique fonctionnelle ou dynamique à l'égard du nouveau Berlingo. S'il n'a rien pour déchaîner la passion des foules, il a absolument tout le reste, c'est-à-dire à peu près tout, et c'est certainement l'un des véhicules du marché les plus homogènes et les plus complets. C'est tout bonnement un véhicule familial à tarif abordable, un genre de monospace - pardon ludospace ! - grand public, efficace et fonctionnel. Son succès ne doit rien au hasard...
- MOTEUR : 4 cylindres en ligne. Injection électronique multipoint. 16 soupapes, 1 587 cm3 / 90 ch (régime non communiqué). Couple : 132 Nm à 2 500 tr/mn.
- TRANSMISSION : boîte manuelle à 5 rapports.
- POIDS (à vide): 1 397 kg
- DIMENSIONS : L 4,380 m - l 1,810 m - H 1,852 m
- RESERVOIR : 60 L
- CONSO MOYENNE (constructeur): 8,2 l
- PRIX : xxx MF
- GARANTIE : 3 ans ou 100 000 km, premier terme échu.
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- Habitabilité / logeabilité
- Comportement routier
- Honnête moteur 90 ch
- Encore plus modulaire
- Vraie roue de secours
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- Visibilité 3/4 avant et arrière (montants)
- Ouverture latérale des portes arrière sur notre modèle
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