La Nissan 350Z devient 370Z. Et elle gagne, outre une silhouette encore plus nerveuse et typée supercar, 51 chevaux aux roues arrière ! Son V6 passe en effet de 3.5 litres à 3.7 litres et se bonifie singulièrement au passage pour atteindre 332 chevaux Din. Mais les mutations ne s'interrompent pas à la seule motorisation et la 370Z est censée ordonner Nissan, encore davantage que la 350Z, dans le peloton des berlinettes de sport hyper-performantes. Info ou Intox ? A découvrir ci-dessous...


Le moteur V6 de la Nissan 370Z a une patate d'enfer !
Mais rassurez-vous, nous n'allons pas en rester là dans notre relation...
Lors de la mise en marche, le V6 émet une sonorité plutôt rauque, et prometteuse, à l'instar d'un gros chat placide qui ronronne, sûr de sa force.
Dès les fesses enchâssées dans le siège, vous devinez qu'il va se passer quelque chose. Quelque chose de grave. Drive. Je me pose en tout automatique. Dès le départ, sans insister, on sent le fauve assoupi tapi dans le V6. Je circule, tout en tapotant la pédale d'accélérateur, histoire d'exciter la bête, tentatives d'accélération constamment avortées par un freinage rapide tant la circulation est dense. Puis soudain, le mirage, le trou ! : 300 mètres de ligne droite vierge à déflorer. Je plante mon kick down avec force, j'écrase la pédale d'accélérateur à fond, le fauve rugit et s'élance hors de sa cage en me catapultant en un tournemain et plutôt violemment au terme de ces 300 m, d'un seul bond, griffes tendues vers sa cible...
Ça pousse ! Ça pousse fort, dru, avec des poils plein les jambes et des crocs dans la calandre ! C'est-le-bonheur... C'est enfin une voiture qui distille de la sensation, de la virilité ! La poussée semble interminable et je me dis que l'on aura vite fait de se mettre en danger en ville, et ailleurs aussi. Pensez... : ça ne rupte que passé 8 000 tr/mn et ça commence de pousser grassement depuis les 4 000 tr/mn. Une plage de régime / plaisir optimal...

On s'amuse bien du potentiel du mode automatique de la boîte de vitesses. Ah oui, c'est très agréable. Mais c'est en mode séquentiel que les affaires deviennent sérieuses : le visage de 370Z change alors. Du reste, dès que nous avons mis en branle le mode séquentiel (C'est pas bien compliqué, hein !... Il suffit de ramener le levier sur la gauche...), nous n'en avons plus varié... Et dès lors que vous passez en mode séquentiel, il vous faut utiliser les palettes du volant, deux commodos situés à droite et à gauche derrière le volant, et d'un accès aisé, même dans les pires conditions. Pour monter les rapports, on impulse palette de droite. Pour les descendre, devinez ? Pour les plus simples, la solution : on impulse la palette de gauche... Et là, vous avez presque le comportement d'une boîte manuelle, sans les inconvénients, et vous disposez - fait rare pour une séquentielle - d'une totale autonomie de gestion de la boîte. Savoir que si vous tirez les rapports, vous ne passerez pas automatiquement sur le rapport supérieur, à l'instar de toutes ces pseudos boîtes séquentielles qui inondent le marché et discréditent ce principe mécanique, mais vous rupterez à 8 200 tr/mn environ, comme toute bonne boîte manuelle qui se respecte.

Et c'est vraiment beaucoup de plaisir de conduite : on ne s'en lasse jamais. A fortiori, quand, à la tombée des rapports, le moteur rugit comme si on opérait un double débrayage et gère parfaitement un rétrogradage très vif et supportant, à l'instar d'une boîte manuelle, les régimes assez haut perchés. A ce propos, la version manuelle possède un système qui permet de soulager la mécanique en ajustant au plus juste le régime moteur lors de chaque passage de vitesse. Ce ne semble pas être le cas pour la version boîte-auto / séquentielle, du moins sur le papier, mais pourtant, on a positivement le sentiment d'un rétrogradage façon moto, avec le petit coup de gaz qui va bien pour faire rentrer le rapport. Un vrai régal sur les 7 vitesses que compte cette boîte séquentielle, et c'est sans doute la première fois que l'Argus de NC émet un avis éminemment positif sur le mode séquentiel d'une boîte automatique. En tout état de cause, l'efficacité de ce moteur et de cette boîte en mode séquentiel est une complète réussite ! A contrario, on conservera la boîte automatique pour les moments de plus grande sérénité. Ah ! J'oubliais, et comme je ne sais plus où placer cette réflexion maintenant que le texte est achevé : le V6 se révèle très souple d'emploi.
18/20


Pilotage. C'est l'idée qui vient à l'esprit lorsque l'on conduit pour la première fois, et de manière un peu vive, la 370Z. Certes, Nissan n'a pas une image sportive véritablement relevée, du moins chez nous. Mais alors, lorsque vous conduisez la 370Z, toutes vos certitudes d'ignare fondent comme neige au soleil. Cette "bagnole" transpire la puissance brutale et le sport abrupt. Tout le rappelle à bord. La position de conduite, évidemment, la puissance et le ronflement du moteur, la direction qui durcit de manière surprenante et devient redoutablement réactive, voire incisive, cette version séquentielle de la boîte automatique, ainsi que nous l'avons vu précédemment, ce rétrogradage (toujours en mode séquentiel on) qui confère un sonorité qui n'est pas sans évoquer le talon pointe du rallye : vous êtes véritablement dans la troisième dimension de la passion automobile.

Et derrière, tout ce potentiel. Pas facile: Oui, pas facile de prendre en main la Nissan 370Z. Sa direction hyper-réactive, assez dure, sa maniabilité exacerbée, restituent le sentiment qu'à bord tout peut vous arriver, le meilleur comme le pire. Car dire qu'à bord de la 370Z, on "sent la route" est un doux euphémisme. Loin d'être aseptisé, le comportement routier est en prise directe avec le bitume. Et c'est ce qui déconcertera le néophyte. Il faut du reste prendre garde aux mouvements intempestifs du volant, car la voiture fait exactement ce que vous souhaitez qu'elle fasse, sans retenue aucune. Gare au début ! Du grand art : Moult plaisir, les réserves ci-dessus émises pour la prise en main du véhicule, la Nissan 370 Z devient impériale dans les courbes. C'est réellement impressionnant et, à bord, on note l'impression de virer à plat, sans la moindre prise de roulis, à des vitesses farfelues qui ne doivent en rien faire oublier ... que tout peut arriver ! La voiture s'accroche à l'asphalte, sans jamais devenir inconfortable. Et c'est un fait indéniable que de dire qu'en dépit d'une rigidité d'ensemble de bon aloi, la 370Z reste plutôt confortable.
18/20


La voiture était neuve, le freinage devait se faire. Mais avec des disques de près de 36 cm de diamètre à l'avant et de plus de 35 cm à l'arrière et 4 pistons par disque, on peut espérer ce freinage à hauteur des performances de cette passionnante voiture. C'est le cas, si tant est qu'on mette de côté l'idée qu'un freinage est toujours imparfait dans la mesure où il ne vous arrête pas instantanément et en douceur. Je sais, c'est utopique, mais ce serait idéal. Attention toutefois à bien conserver la trajectoire et tenir le volant : la sensibilité sportive de la direction ne souffre pas l'à-peu-près. 16/20


Que l'on s'entende bien : nous sommes dans une voiture de sport, et à deux places. Aussi singulier que cela puisse paraître au regard de certains puristes, la Nissan Z370 est confortable. Bien sûr : il faut se laisser tomber dans ses sièges et s'en extraire avec un minimum de muscles au ventre. Mais une fois à l'intérieur, franchement, on s'y sent plutôt bien. Et c'est un conducteur d'1.85 m qui l'affirme. Les sièges sont honnêtement confortables et les suspensions complètement aux antipodes du concept tape-cul. La note tient compte de tous ces paramètres pondérés.
17/20


La 370Z, du moins le modèle que nous avons essayé, est un coupé 2 places. Nous ne vous parlerons pas de la vastité des places arrière : il n'y en a pas. De même, nous ne critiquerons pas un coffre, pourtant spacieux mais peu profond, car ce n'est pas la vocation de cette voiture et elle ne s'en tire pourtant si mal que ça en l'espèce. On ne se sent pas du tout engoncé dans cette Nissan, les grandes tailles normalisées y trouveront leur place sans difficulté et pourront conduire confortablement. Par ailleurs, au chapitre des rangements, ceux-ci ne font pas défaut, et font même florès, avec des bacs omniprésents, dont deux vastes derrière le dossier des sièges. On ne pouvait escompter sur mieux dans le choix de ce coupé roadster.
15/20


Il y a une amélioration sensible au niveau de la finition, de la 350Z à 370Z. Les plastiques, singulièrement, se sont amendés pour se faire nettement plus cossus. Et c'est vrai qu'aujourd'hui, ils sont agréables au toucher, et bien amortis sur la planche de bord. Sinon la finition, dans son ensemble, se révèle d'excellente facture. L'équipement comprend, entre autres, le pack électrique, les airbags frontaux et latéraux, la climatisation régulée, un chargeur 6 CD, l'ABS, le système de contrôle de la trajectoire (ESP - déconnectable), un contrôle de la motricité (TCS - déconnectable), les sièges à commande électrique et mi-parti cuir / suède...


Nous avions essayé le précédent modèle (la 350Z) et nous l'avions laissé plein de nostalgie. La 370Z est encore plus incisive, mais pas plus exclusive, ou à peine (prise en main moins instantanée). Elle renforce le genre sans l'appesantir. C'est carrément une voiture au sommet de sa forme, un coupé sportif qui distille plein de sensations viriles, qui vous fait monter l'adrénaline et vous en met plein la vue dès les premiers tours de roue. Par rapport au précédent modèle, le surcroît de puissance est nettement perceptible. Puissante, virile, excitante, des superlatifs à la hauteur d'un authentique et fougueux plaisir de conduite au milieu d'une société de voitures pour la plupart aseptisées. Un régal !
- MOTEUR : 6 cylindres V (V6 à 60°), 24S, 3 696 cm3, DACT et VVEL, inj. élec. multipoint, 331 ch à 7 000 tr/mn. 366 Nm à 5 200 tr/mn.
- TRANSMISSION : boîte automatique à 7 rapports + Mode séquentiel.
- POIDS (à vide): 1 488 kg
- DIMENSIONS (hors tout) : L 4,246 m - l 1,848 m- H 1,317 m
- RÉSERVOIR : 72 l
- CONSO MOYENNE (constructeur) : 10,4 l/100 km
- PRIX : 6,790 MF
- GARANTIE : 3 ans ou 100 000 km
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- Moteur rageur et puissant
- boîte séquentielle : une réussite !
- Plaisir de conduite intense
- Mode pilotage on
- Indémodable
- Etc.
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- Visibilité arrière très réduite
- Requiert une petite prise en mains
- Tueuse de permis née !
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