Retour en accueil

Type
Marque
Modele

Type
Marque
Categorie
Mise en circulation

LEXUS NX300H

 LEXUS NX300H

Le luxe métissé

Marque prestige de Toyota, Lexus a presque réussi son pari : concurrencer les Allemandes. Presque, car il n’est pas simple de rivaliser et de détrôner des Audi, Bmw ou Mercedes… Presque, enfin, parce que Lexus a mieux réussi que la plupart des autres dans cette mission. Savoir se faire un nom synonyme de luxe et de qualité. Beaucoup de constructeurs généralistes, français comme étrangers, s’y sont vainement risqués. Mais Toyota pour ce faire a eu la lumineuse idée de créer de toutes pièces une marque spécifique.

Du coup, essayer une Lexus aujourd’hui, c’est poser son séant dans l’habitacle d’une voiture un peu à part. En l’occurrence ici un SUV à motorisation hybride (essence + 2 moteurs électriques), le Lexus NX300h. Véhicule aux dimensions généreuses, large, long et haut aussi, ce SUV est du genre à braquer les regards sur son épure affûtée. A son bord, votre statut est posé.

Au final, alchimie harmonieuse de tôles galbées et de mécaniques thermo/électriques, le NX300h ne s’adresse fatalement pas à tous les segments … de consommateurs ! La “promenade” à bord de cette machine flamboyante nous fut déclinée par une belle journée de juillet. La meilleure saison pour un essai, à le bien prendre...

 

 

Moteur / Boîte de vitesses

On est ici dans de l’hybride. La vocation première de ce véhicule n’est donc pas ipso facto le sport en dépit d’une apparence qui porterait à se le représenter très facilement. Pourtant, ce moteur a du répondant dès lors que l’on opte pour le mode Sport, ce qui a pour effet collatéral, entre autres, de changer tant l’aspect du tableau de bord que la musicalité du moteur thermique...

Petit arrangement musical concocté par Lexus, soit dit en passant. La boîte auto 6 est d’une gestion rigoureuse en mode Sport. Nous parlons du mode automatique. Les rapports glissent les uns sur les autres et le régime moteur s’envole, n’hésitant pas à se lancer à la conquête de la ligne rouge qu’il investit facilement. Les rapports inférieurs sont conservés habilement en cas de nécessité. En mode séquentiel (palette au volant), la gestion du passage des rapports appartient totalement au conducteur (le moteur régule en cas d’excès). Parfait.

Dans la course de la pédale d’accélérateur, on reconnaîtra un palier, tout en bout de course. Il faut vraiment appuyer pour le trouver. Et même, on ressent alors le sentiment rudimentaire d’écraser simplement un bouton pression. Toutefois, la réaction est inversement proportionnelle à l’effort déployé et à cette course extrêmement réduite du champignon dans ce qu’il exprime de meilleur. Il semble en effet qu’un effet boost, comme une survitamination, est injectée par intra-veineuse dans les cylindres, car la Lexus pique alors un sprint qui, à défaut d’être véritablement sensationnel, nous offre l’occasion d’un sourire satisfait et presque d’un plaisir d’enfant tant la différence de comportement est flagrante !

Bref ! Si on eût aimé davantage de gnaque, attendu l’épure acérée de ce SUV et son positionnement très haut de gamme, le Lexus NX300h revendique plutôt une philosophie différente. Alerte, bourré de gnaque, mais sportif, non. Toutefois l’efficacité est très présente. En mode normal et économique, le Lexus assure ainsi l’essentiel. Le bloc est disponible, la gestion électronique et transparente de l’hybridité se charge de tout.

16/20 (note pondérée à la baisse par le statut du véhicule).

Comportement routier

Le Lexus nous a offert une démonstration probante. On peut regretter une direction qui manque étonnamment d’asservissement. Pas sportif au fin fond de lui-même, le Lexus hybride assure cependant un comportement routier absolument sans faille et dans un confort réellement impressionnant. Nous y reviendrons. Et c’est encore dans un rythme calme ou soutenu, peu importe, mais pas violent, que l’on apprécie toutes ses capacités.

16/20

 LEXUS NX300H  LEXUS NX300H
 LEXUS NX300H  LEXUS NX300H
 LEXUS NX300H  LEXUS NX300H
 LEXUS NX300H  LEXUS NX300H
 LEXUS NX300H

Freinage

Un des meilleurs freinages essayé depuis longtemps. Ça freine vraiment avec une énergie rare. Le simple fait de poser simplement le pied sur la pédale induit un freinage progressif mais sensible (avec l’assistance). Le freinage brusque arrête vivement la voiture, pourtant costaude !

Léger regret : les feux de détresse ne sont pas subordonnés à la puissance du freinage.

18/20

Habitabilité / Logeabilité

Évidemment, vu le gabarit et le niveau de gamme, on peut supputer que l’habitabilité, tout comme la logeabilité (qui n’est rien d’autre que l’habitabilité du coffre !), sera à la hauteur de ses apparences. C’est le cas, évidemment, Les places avant sont remarquables, et nous y reviendrons plus en détail dans la rubrique suivante. L’arrière (rappelons nos paramètres : un conducteur et un passager arrière de 1,85 m, donc tous deux de grande taille) offre de l’espace aux coudes comme au niveau des genoux. On y est particulièrement bien installé. Enfin le coffre offre un espace plan et dégagé, même s’il manque un peu de profondeur.

17/20

Confort

Vraisemblablement un des véhicules les plus confortables par nous connu. Le conducteur est un pacha à bord. L’impression se fait jour dès la première installation. Classe Pullman, ainsi qu’on pouvait l’évoquer avant. Les sièges sont anatomiques, moelleux, au final moins le sentiment d’un véhicule roulant que celui d’une assise luxueuse de salon... Le meilleur est à venir, car la filtration sur la route déroule presque un tapis de velours dans les conditions difficiles de nos routes les plus accidentées.

La position de conduite est idéale à notre sens. On se pose sur le douillet accoudoir et l’avant-bras complet peut se détendre. Sièges chauffants en saison fraîche, franchement, la voiture donne presque envie d’y dormir dedans, le gîte étant accueillant... Une référence en l’espèce.

19/20

Finition / Équipement

Elle porte son âme sur son visage… À en croire cette sentence, l’habitacle de la Lexus devrait être engagé par son physique si avenant. Afin de faire cesser ce suspens proprement insoutenable, sachez que la logique est ici respectée. À près de 10 M le modèle, on peut être fondé à l’espérer. Mais franchement, c’est beau et très aéronautique dans le concept. Mais pas si compliqué que ça à gérer. Les plastiques sont évidemment soignés (surpiqûres, amortissement, toucher granuleux) et l’ambiance est au diapason des sièges/fauteuils si accueillants. On cherche presque des yeux la piste d’envol ! Enfin quoi, c’est de l’ouvrage léché et agréable tant à la vue qu’au toucher...

L’équipement de série comprend la sellerie en cuir bi-ton, un kit électrique complet (dont les réglages du siège conducteur), l’air conditionné à deux zones, le démarrage sans clef, le réglage électrique de la colonne de direction, la connectique + le chargeur smartphone automatique (si compatible), une caméra de recul, 7 airbags, des jantes alliage en 18”, les radars de stationnement, etc.

18/20

Notre avis

Le NX300h est un SUV de luxe, finalement un peu à part. Il est puissant, rapide, agréable, mais sa démarche ultime n’est pas celle de tout miser sur une motorisation surpuissante. Plutôt celle de décliner une philosophie de boudoir. Et ce autour d’une motorisation suffisamment puissante, mais de type hybride, savoir favorisant à la fois une notion relative d’écologie qui passera par une pollution minorée et une consommation plus réduite. On adhère ou pas compte tenu du ticket d’accès, mais en tous cas c’est là la philosophie de ce véhicule si séduisant...

ON AIME

Esthétique accrocheuse
Hybride agréable
Boîte auto efficace
Finition très haut de gamme
Habitabilité / Logeabilité
Freinage très efficace
Agrément d’utilisation

ON AIME MOINS

La direction est insuffisamment asservie

Quelques chevaux de plus ?

FICHE TECHNIQUE

  • MOTEUR : 4 cylindres 2 494 cm3 essence + 2 moteurs électriques, 197 ch
  • COUPLE : 210 Nm pour le moteur thermique. Respectivement 270 et 219 Nm pour les moteurs électriques
  • TRANSMISSION : Boîte automatique E-CVT à 6 rapports + séquentiel - 4X4 POIDS (à vide) : env. 1 960 kg
  • RÉSERVOIR : 56 litres
  • DIMENSIONS (hors tout) : L 4,630 m - l 1,845 m - H 1,645 m
  • CONSO MOYENNE (constructeur) : 5,2 l / 100 km
  • CONSO URBAINE (constructeur) : 5,3 l / 100 km
  • CONSO EXTRA URBAINE (constructeur) : 5,1 l /100 km
  • PRIX : 9 995 MF TTC (au 01/08/17)
  • GARANTIE : 3 ans ou 100 000 km, au premier terme échu.
Note des utilisateurs: / 0
MauvaisTrès bien 
Consulter tous les articles de la rubrique Essais