306, 307, 308, il n’y aura pas (!) de 309, celle-ci ayant vécu il y a déjà quelques années, mais pour l’heure, préoccupons- nous de la nouvelle Peugeot 308... Peu de surprise à sa découverte : c’est une Peugeot, dans la politique de rapprochement visuelle induite il y a déjà quelques années dans les segments voisinant autour des modèles citadins (B) et compacts (C). Mais là n’est pas l’essentiel, même si d’aucuns pourront le déplorer. Pour l’heure, soucions-nous plutôt de ce qu’il y a dans la boîte...
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Alors là, si la fantaisie est encore absente dans le style, la rigueur des trains roulants de la Peugeot 308 est irréprochable.
La trajectoire est parfaite, la direction asservie à discrétion, et la précision en courbe, fatalement, révèle un potentiel - très - rassurant. Signalons encore l'excellente préhension et un grip sans faille du volant.
La ligne est ici un peu cassée par les dessins publicitaires, mais l'on devine tout de même sans grande difficulté la sobre élégance de la Peugeot 308, même si l'on y peut déplorer une silhouette déjà familière en dépit de la récence de ce modèle.
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Le principal défaut de ce bloc est son manque de caractère, sa linéarité impressionnante. Rarement, nous en avons essayé d'aussi linéaire. Vous vous trouvez en zone rouge sans bien vous en rendre compte et sans sursaut aucun. Pourtant, ce moteur PSA, en contrepartie, ne souffre pas de carence à un régime particulier, comme on peut encore couramment l'observer par ailleurs. Il mène son bonhomme de chemin, sans faiblesse aucune, sans fantaisie non plus, sans pep's. Il avance, toujours, rigoureux mais peu souriant. La boîte manuelle à 5 rapports ne souffre pas la critique pour son compte. Son usage, tout comme son étagement, se révèle adapté.
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Les voitures qui freinent mal, il en existe certes encore, mais il faut les trouver. La nouvelle Peugeot 308 possède, elle, progressivité (passé la phase d'accoutumance) et puissance. Un freinage tonique et efficace.
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La 308 présente les vertus de pointe de son segment, lesquelles se dessinent fatalement à l'arrière, là où les berlines du segment C donne très souvent dans le juste correct.
Ce n'est pas le cas de notre Peugeot qui offre des valeurs – à tout le moins au chapitre du volume intérieur – en pointe du segment (voir nos photos). En revanche, si le coffre présente un volume honorable (et une vraie roue de secours pour notre modèle), son seuil de chargement ne bénéficie d'aucune découpe diminuant sa hauteur.
La 308 adopte la calandre en "bouche ouverte" de la 207.
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De très bon aloi. La filtration des suspensions, notamment, se révèle fort opérante. Le Peugeot 308 est une voiture au final très homogène, et cela se traduit par un confort relevé et une aptitude du châssis à la conduite sportive. Les sièges possèdent un maintien généreux et leur assise offre un compromis satisfaisant. Mais c'est au niveau de l'excellent travail des suspensions qu'il faut avant tout chercher l'origine de ce bien-être à bord.
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Peugeot semble avoir réalisé un effort particulier pour cette 308 qui exhale la qualité. Les plastiques, notamment, présentent aussi bien qu'ils sont agréables au toucher.
Les ajustements sont assez précis et chaque chose semble vouloir reposer fidèlement à sa place pour longtemps. On serait presque tenté de dire que cette qualité appartient à un segment supérieur, si tant est qu'un segment C (Notre Peugeot 308) n’aurait pas droit à autant d'égards. En tout cas, du beau travail. Notre modèle Premium recevait une climatisation régulé bi-zone,un pack électrique complet, 6 airbags, l’ABS, l’EPS...
L'habitacle de la Peugeot 308 offre un aspect sans fioritures, mais assez bourgeois, qui lui sied bien.
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On pourra reprocher à la Peugeot 308 un manque de charisme automobile... : une allure de 207 bonifiée, un moteur "électrique"... Pourtant, c'est positivement une excellente voiture, sans véritable défaut, à la finition soignée et toujours très élégante. Peugeot mène une politique quasi d'uniformité esthétique dans le segment des citadines et compactes, les dimensions extérieures distinguant au final davantage les modèles que leur épure. Personnellement, nous déplorons cette stratégie. En même temps, force est de reconnaître que ces modèles – à tout le moins leur esthétique – se distingue plus finement à l'issue des premiers mois de leur commercialisation qu'à leur sortie où seuls les traits communs jaillissent au premier regard. En tout état de cause, la Peugeot 308, même si elle ne révolutionnera pas l’industrie auto automobile, possède les vertus qui peuvent faire dire d’elle qu’il s’agit d’une très bonne voiture - du moins au vu de notre essai.
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