Elle fit sensation lors de sa sortie et fut très attendue au début des années 90 (sortie en avril 1993 après avoir été présentée au Mondial de l’Automobile de Paris l’année précédente)... Sa carrière fut très longue (14 ans) - ce qui est totalement inusuel aujourd’hui -, mais la voiture était hors normes et il convient de souligner que la Twingo telle que nous la connaissions précédemment continue par surcroît sa carrière sur les marchés sud-américains (production en Colombie)... Enfin, quoi !, la Twingo est morte, vive la Twingo ! Sa suivante renonce un peu à la bonhomie de son auguste devancière au profit d’une griffe qui rentre dans le rang et des qualités dynamiques que nous vous invitons à découvrir au fil de cet essai...
![]()
Que du bonheur, toujours, sur la Twingo GT, qui se place à l'envi dans les courbes, ou en sortie de courbe. On appréciera notamment la manière, avec une direction incisive (qu'il faut parfois "tenir"), de se replacer sur freinage d'un simple coup de volant dans l'axe de la sortie d'un virage, le moteur, sur les bas intermédiaires, permettant alors de bondir en avant avec la sensation d’avoir “cassé” le virage.
Un vrai régal à la vérité. A fortiori quand la petite GT ne cille pas non plus sur les virolos en dentelle que nous connaissons sur l'axe Tonghoué-Païta... Incontestablement, la nouvelle Twingo GT est la reine des petites départementales, provinciales (rayer la mention inutile) et se révèle d'une rigueur ludique que nous ne pouvons ici que saluer.
Plusieurs signes qui n’ont rien de cabalistiques distinguent la GT du reste de la gamme : la canule d’échappement ovale et chromée en fait partie, à l’instar du becquet arrière...
![]()
Le moteur est un bloc turbocompressé de 1.2 litre développant 100 ch. Il fait des miracles sous le capot de la nouvelle Twingo. Certes, attendu les capacités du véhicule, 20 ch de mieux seraient tout à fait recommandables, mais le petit 1.2 y met la manière. Il est souple et puissant à la fois, repart dès 2 000 tr/mn, avec un sursaut à 4 000 tr/mn et rupte à 6 500 tr/mn, soit 500 tr/mn dans la zone rouge. Ses reprises sont excellentes et il révèle son potentiel sur toutes les strates du compte-tours. Sur les deux premiers rapports, il enlève même littéralement la Twingo qui fait alors forte illusion. Pas de coup de pied au cul, façon feue Renault 5 GT Turbo, mais des montées en régime très franches même si elles sont linéaires, en tout cas un bloc plein partout, nerveux et plein d'agrément. Les 100 chevaux se sentent et fourbissent leurs sensations. Excellent travail réalisé par Renault sur ce nouveau bloc, véritable nouvelle référence en matière d'agrément dans cette cylindrée.
![]()
Très progressifs, les freins de notre petite GT révèle à l'usage une efficacité couronnée de succès. A noter que toutes les nouvelles Twingo sont équipées d'un ABS et d'une assistance au freinage d'urgence (AFU) en série.
![]()
La nouvelle Twingo n'a pas tout à fait renoncé à la "modularité" (le mot nous semble un peu trop fort) de l'ancienne Twingo.Dans une configuration classique, les passagers avant sont très à l'aise – il va sans dire ! – tandis que ceux à l'arrière, même avec chauffeur et passagers de grande taille (1,85 m) restent tout de même à l'aise, en conservant un coffre décent pour la catégorie.
En fait, les genoux - principale pierre d'achoppement dans ce cas-là - , ne font que toucher mollement le revers des sièges avant. Le volume du coffre est largement extensible grâce aux dossiers des sièges qui se couchent sur le plancher de la nouvelle Twingo.
C’est tendance ! : le compte-tour sur le moyeu du volant pour conférer une tonalité sportive... Fashion, mais utile - à tout le moins fonctionnel - et agréable de visu...
![]()
Il est d'un niveau correct pour la catégorie et en considérant que la version GT de la Renault Twingo possède un système d'amortissement plus raide que le reste de la gamme. La filtration des portions bosselées de nos routes n'est pas exempt de reproches, mais reste tout de même acceptable pour la catégorie.
![]()
On regrettera d'emblée la présence de nombreux plastiques, et certains encore moins valorisants que les autres. Par exemple, ceux des contre-portes.

Toutefois, notre modèle GT bénéficie d'attentions particulières outre l'équipement standard de la gamme (pack électrique, direction assistée, verouillage centralisé avec télécommande), savoir des jantes en alliage, un becquet arrière...
Sans être de mauvaise qualité apparente, les plastiques (biodégradables) de la nouvelle Twingo font un peu chiche, particulièrement ceux qui habillent les contre-portes.
![]()
Elle a tout d'une GTi des années 80, les défauts en moins. Cette Twingo GT est à la fois ludique et sûre et procure de réelles sensations de conduite, avec le plaisir en sus. Elle se révèle plutôt habitable par surcroît, et n'a pas complètement renoncé aux atouts qui faisait de l'ancienne Twingo cette Twingo qui déclencha un certain engouement lors de sa sortie. En cette version GT, la Twingo se fait GTi, avec un côté joueur que nous applaudissons des deux mains. Une authentique et rare réussite en cette version !
|
|
|
Commentaires