La BMW Z4 2010 est arrivée. Et elle a bien changé ! Plus de capote, plus de coupé, la Z4 devient un coupé cabriolet, histoire de synthétiser les deux tendances en un seul modèle. Trois motorisations sont proposés : que des 6 cylindres en ligne, de 204 à 306 ch, via le 258 ch. C'est précisément le modèle sur lequel nous avons jeté notre dévolu pour la meilleure raison du monde : c'était le seul disponible ! Mais c'est sans doute celui que nous aurions choisi si nous en avions eu le choix puisqu'il s'agissait de la version intermédiaire 3.0-L sDrive30i... A noter qu'une version de 340 ch sera présentée sous peu par BMW, la sDrive35is.
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Rageur. C'est sans nul doute la qualification qui vient à l'esprit s'agissant du moteur de la nouvelle BMW Z4 sDrive30i . Une simple pression sur la pédale suffit à vous catapulter littéralement en avant.
Puissant : le 3.0-L 6 cylindres souffle fort. Ça déménage à bord, et en mode sportif+, certains rapports supérieurs n'hésitent pas à n'engager qu'une fois la zone rouge déjà entamée !
Sensations : vous vibrez à bord, je vous le garantis. Le 6 cylindres est mélodieux à souhait. Vous êtes assez proche de la route. Le volant est de petit diamètre, il est très rigide en main. La poussée est extrêmement virile. La route doit être maîtrisée car les virages vous sautent à la face.
Boîte auto : On en vient à se demander ce qu'une boîte manuelle pourrait apporter de mieux : saugrenue archaïsme, finalement... Même en terme de sportivité, cette boîte auto robotisée à 6 rapports, pourtant version de base de la gamme Z4 (il existe une version automatique à 7 rapports et à double embrayage), se révèle absolument brillante, à un point tel que son module séquentiel, bien qu'intéressant ici, se révèle tout à fait inutile. Les kick down sont instantanés, le passage des rapports est quasi imperceptible et, en mode Sport+, vous pouvez tirer à fond les rapports et relâcher ensuite, le frein moteur est toujours présent et le moteur hurle sa détermination à rester au régime. Du coup, la puissance reste tapie aux aguets, prête à déborder. Du plaisir, et en version non diluée. Cette boîte auto n'a quasiment été essayée qu'en mode Sport+ au cours de notre essai (nous ne pouvions malheureusement disposer d'un kilométrage illimité, nous sommes donc allés à l'essentiel). 19/20
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Essayée la plus grande partie du temps en mode Sport+ (paramètres sportifs ultimes qui portent sur la direction, les suspensions, la pédale d'accélérateur et désactive le contrôle électronique de la trajectoire), notre jugement portera sur les situations extrêmes à bord du coupé cabriolet BMW Z4. Et ici le plaisir est immense et très sportif. Les suspensions fermes (Sport+) chahutent un peu le conducteur - ce qui ne laisse pas de renforcer le sentiment de toute-puissance automobile -, la route est haute ou la voiture est basse, les virages bondissent et éclaboussent de leur soudaineté tant il peut paraître que les enchaînements succèdent inlassablement les uns aux autres au volant de cette Z4. Il faut donc être vigilant. Car c'est un roadster sportif, et s'il ne fallait retenir qu'un seul des deux épithètes, c'est encore le mot sportif qui retiendrait l'attention. En mode Sport+, l'arrière peut décrocher légèrement en conduite rapide, et c'est presque la cerise sur le gâteau tant c'est bon. Mais attention, ça secoue pas mal, et il faut rester très vigilant, bien tenir le roadster sur nos routes secondaires calédoniennes en état parfois très moyen, car cela peut aller très vite et violemment. Vraiment, un plaisir très nettement ressenti derrière le volant de la Z4. 18/20 (NB : Nous avons essayé de manière dynamique la Z4 avec le toit en place.)
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La Z4 possède un freinage à la hauteur de ses performances, et c'est quand même heureux. Il n'est cependant pas exceptionnel. Bien assisté et puissant, on se rend rapidement compte que cette efficacité est plus que nécessaire dans certaines circonstances. Comme toujours avec ce type de véhicules, l'anticipation reste votre meilleur freinage secondaire. 17/20
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Il est plutôt très bon pour un roadster aussi nerveux. Position de conduite excellente. Réglages électriques des sièges avec mémoire pour le conducteur et ajustement par compression des bras de maintien du siège (il suffit de gonfler ou dégonfler via un bouton électrique). Les cahots de nos routes sont avalés sans trop de difficultés en dépit du mode sport choisi lors de notre essai. Un résultat fort estimable pour le genre. 15/20
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Mesurant 1,85 m, je n'ai personnellement pas connu de problème à bord de la Z4, sauf au niveau de la largeur aux coudes, qui reste réduite. Mais il ne fait guère de doute qu'un conducteur de 1,90 m connaîtra quelques difficultés de garde au toit. Pour le reste, les seules places avant reflètent la tendance sportive du modèle et l'on se sent autant à l'aise qu'enchâssé, notamment grâce à l'effet de contention de la console centrale qui court tout au long de l'habitacle. Quant au coffre, une fois le toit encastré, il offre un volume réduit de 180 litres (310 litres sans le toit). Ce qui permet d'engranger un peu, toit en place au pavillon, sachant toutefois que le volume disponible n'est accessible que depuis une fenêtre d'ouverture réduite, le mécanisme permanent de coulissement du toit restant naturellement en place. 13/20 (Eu égard au genre)
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Finition évidemment très propre. BMW se targue que l'intérieur a été dessinée par une femme, et donc particulièrement bien pensé, notamment en terme d'aménagements. Effectivement, nous trouvons des espaces de rangement omniprésents, à défaut d'être réellement profond. Les lignes sont douces et les plastiques de bonne facture.
Au niveau de l'équipement, BMW propose de série une climatisation régulée bi-zone, un ordinateur de bord, l'allumage automatique des feux, un détecteur de pluie, un radar arrière, des pneumatiques RSC (déjanteage impossible même en cas de crevaison soudaine), des projecteurs directionnels, des capteurs et arceaux en cas de retournement en version décapotée, le contrôle du freinage en courbe, etc.
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C'est un roadster (un coupé cabriolet, d'accord...), ne cherchez évidemment pas trop les aspects fonctionnels, ou bien où ranger le rehausseur de votre enfant. Ce n'est évidemment pas le style, on ne vous apprend rien. Pour le reste, bouclez votre ceinture et pilotez une vraie voiture qui offre un plaisir aussi complet que rare. Évidemment, il vous faudra être un brin fortuné, ou célibataire. Ou plutôt les deux ! En tout cas, même si vous êtes seulement passionné, la nouvelle BMW Z4 vous apparaîtra taillée comme un joli diamant en forme de coeur.
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