Ex-626, la Mazda 6 a généreusement évoluer au fil des décennies. Elle est montée en gamme et, surtout, elle s'est affinée et affirmée. Sans se démarquer ni donner dans l'esthétique qui la ferait très facilement identifier aux yeux du profane, on peut dire que ce modèle a gagné certaines lettres de noblesse. Tant mieux pour elle, car on connaît par ailleurs ses qualités. Du reste, sont-elles toujours à l'ordre du jour, en berne, ou en hausse ces qualités ? C'était le principe même de notre démarche en essayant cette voiture, figurez-vous...
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Les 147 ch du 2.0-L sont ici parfaitement perceptibles : ce bloc témoigne d'un brio certain. Il est puissant (c'est-à-dire très volontaire dans les tours), mais agréable d'usage sur toutes les plages de régime. Sa tonalité sonore n'a pas à rougir quand on le cravache. De surcroît, cette mécanique bien née était servie sur notre modèle par une boîte automatique et séquentielle qui frise la perfection. Les passages de vitesses sont presque indétectables, le frein moteur est préservé, la boîte gère avec succès les accélérations-décélérations et si ce n'était le cas exceptionnellement, le mode séquentiel est un vrai mode séquentiel et privilégie l'efficacité et les sensations à la facilité. En effet, les rapports séquentiels ne passent pas ici tout seuls si le régime grimpe trop haut comme chez tant d'autres productions (ce qui a pour malheureux effet de réduire la part d'autonomie du conducteur), mais le mode séquentiel de la Mazda 6 se contente de rupter le régime du moteur une fois (bien) en zone rouge, à l'instar d'une boîte manuelle. Bref, c'est du quasi parfait ! Une vraie boîte automatique et une vraie boîte séquentielle que vous gérez selon votre humeur.
En substance, le comportement mécanique de la Mazda 6 procure un vrai plaisir. D'autant que, revenant au mode 100% automatique, le kick down (rétrogradage puissant lorsqu'on appuie à fond sur l'accélérateur d'un modèle automatique) se révèle aussi très réactif. Accouplé à la vélocité du moteur, l'ensemble offre des prestations mécaniques au-dessus du lot. 17/20
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Le comportement routier est à la hauteur de la philosophie mécanique de la Mazda 6. L'excellent amortissement, un train avant très rigoureux quel que soit l'état de la route, assure un passage soit en force, soit en finesse, mais sans déscotcher de la route. Courbes serrées ou virages plus larges franchis à vitesse plus élevée, la Mazda 6 reste imperturbable et témoigne d'une réelle aisance routière, même quand le rythme se fait soutenu. 17/20
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La Mazda 6 freine tout à fait correctement et dans cette rubrique, la distintion se fait surtout par la manière. Très progressif, le freinage de la Mazda 6 est également très puissant. Mais on y préfère davantage de mordant dans l'attaque, c'est tout. 15/20
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L'un des points d'orgue de la Mazda 6. Outre une assise qui sait respecter ce que vous avez de plus douillet en vous, le confort de filtration se révèle prééminent. Ces mêmes suspensions qui font jeu égal tant sur le thème du confort que sur celui de la rigueur, au chapitre précédent relatif à la tenue de route. L'assise arrière est elle aussi parfaitement étudiée et l'on entame un long périple à bord de cette voiture sans aucune appréhension. La position de conduite peut être aussi très décontractée grâce aux différents réglages de confort accessibles au conducteur. 17/20
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La Mazda 6 étant un véhicule familial, ce chapitre est certainement l'un des plus importants la concernant. Certes, il ne fait pas un choix à lui tout seul, mais pour une berline familiale, il y contribue tout de même un tantinet. Commençons par le meilleur : le coffre. Il est aussi profond que vaste et rationalisé. On a presque l'impression qu'il se prolonge indéfiniment. Je n'ai pas regardé encore les photos de l'essai, mais c'est cette première impression qui a prévalu. J'exagère un tantinet, mais c'est juste pour imager ce sentiment. Pour l'arrière, configuré selon nos standards argusiens, savoir un conducteur et un passager d'1,85 m du même côté, l'impression d'aisance prévaut assez généreusement (voir la marge aux genoux sur nos photos). Quant à l'avant, s'il est difficile généralement de prendre en défaut l'habitabilité stricto sensu, c'est parfois le pied gauche qu'on ne sait trop ou mettre ou une cabine trop étriquée pour le gabarit d'un conducteur imposant. Foin de tout cela ici. On s'en serait douté, mais il est utile de le souligner. La Mazda 6 ferait donc même une excellente voiture de taxi !
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Les plastiques ont bel aspect, quel que soit leur emplacement. La surface supérieure de la planche de bord est amortie par un revêtement de mousse particulièrement agréable au toucher et inspirant le respect. Tout semble du reste à sa place à bord de la Mazda 6. On appréciera notamment de nombreux espaces de rangement intelligemment disposés. L'ensemble apparaît manifestement comme très soigné. L'équipement d'origine comprend, entre autres prestations, un pack électrique complet, une climatisation automatique, un régulateur de vitesse, les commandes de rappel audio au volant, l'ABS, l'anti-patinage, le contrôle électronique de la trajectoire, l'aide au freinage, 6 airbags... 16/20
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Belle surprise à bord de cette Mazda 6. A dire le vrai, nous n'avons jamais été véritablement déçu lors d'un essai d'un modèle de cette marque. Mais cette fois, la "6" fait mieux que bien. Pimpante, puissante, facile, habitable, d'un agrément sans faille, elle constitue une offre redoutable qui vient buter, comme nombre de voitures de ce segment, sur l'offre SUV du marché calédonien. Pourtant, elle a sacrément d'autres arguments à faire valoir !
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