Après avoir failli disparaître, Ssangyong a été racheté par les nouveaux ténors de la scène internationale : les Indiens (pas les Peaux-Rouges de votre enfance télévisée, les Indiens d’Inde). Et le Korando nous revient ainsi beaucoup plus civilisé qu’il ne fut précédemment. Beaucoup moins inattendu aussi. C’est ainsi un crossover et non plus un 4X4 pur et dur qui nous est proposé. Mais enfin, c’est dans l’air du temps, donc des ventes, et on ne saurait reprocher à Ssangyong d’aller dans le sens de l’histoire... Le design du Korando est européen : Giuggiaro.
Voici donc l’essai du Korando XDi 200 LS, nouvelle mouture...
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Assez volontariste, le moteur du new Korando se révèle d'une disponibilité qui ne lui fait que rarement défaut. Il n'apprécie pas les hauts régimes (+ de 4 000 tr/mn), ni les trop bas (- de 1 800 tr/mn), mais dans l'espace laissé vacant par ces deux extrêmes, savoir la majorité du temps, il se révèle assez enthousiaste, et surtout plein d’énergie. On rencontre toutefois un petit trou entre la 3è et la 4è vitesse, sans que cela ne pénalise brutalement la disponibilité de ce moteur. La boîte de vitesses est du reste d’un maniement très précis et agréable, intuitif. L’ensemble des prestations restitue un véhicule agréable à conduire, d’autant que la sixième tient parfaitement la cadence, sans relance systématique nécessaire. Une prestation à la hauteur, qui implique toutefois la vigilance puisque le Korando atteint assez rapidement des vitesses prohibées. 16/20
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Il n’y aura pas lieu de se plaindre à propos du Korando. Certes, on sent bien que ce crossover n’est pas exactement taillé pour les excès. On s’en gardera dès lors. Mais passé cette réserve qui ne concerne que des situations absolument extrêmes, le comportement du Korando est tout fait sécurisant même en configuration rapide. Dans les grandes courbes franchies à vitesse élevée, aucune arrière pensée ne vient gâcher votre promenade. En situation ultime, le train avant, en mode 4X2, est un peu à la traîne et manque de précision, sans doute aussi à cause d’une direction, point assez incisive. Mais le bilan reste globalement plutôt flatteur. 15/20
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A notre goût, il manque un peu de mordant, ce qui ne réduit en rien son efficacité, et l’on sait que certains constructeurs font le choix de donner davantage de progressivité lorsqu'une masse imposante doit être arrêtée. De toute façon, la masse du Korando doit être maîtrisée en cas de freinage violent. Ceci expliquant peut-être cela. En tout cas, dès que le freinage se fait un peu appuyé, les feux de détresse se mettent en branle et il faut les arrêter manuellement. C’est positif pour nous. 15/20
Jolie prestation en l’espèce pour le Korando qui propose de l’espace et du volume. Même si on l’espérait un peu en le regardant, tout à l’intérieur le confirme. De grands adultes peuvent prendre place à l’avant comme à l’arrière, et en même temps, et il restera un espace de confort appréciable pour les genoux et le reste. Le coffre se révèle très logeable (mais pas exceptionnellement) et son volume peut s’étendre généreusement de 645 l à 1 780 l grâce au rabattement des sièges arrière. Les photos sont parlantes. 16/20
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Il n’y a pas grand chose à reprocher sur ce chapitre au Korando. Les suspensions filtrent assez efficacement, l’assise des sièges ne souffre pas la critique (le maintien latéral est cependant perfectible), et loin d’être bringuebalé, on peut songer que Ssangyong a particulièrement travaillé ce chapitre. La position de conduite ne souffre aucune critique pour un conducteur d’1,85 m. 17/20
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Les plastiques ne déméritent pas, mais ne brillent pas non plus par une qualité exceptionnelle. On sent de la part du constructeur la volonté par ne pas se faire happer violemment par la critique sans pour autant sacrifier sur l’autel de quelques épargnes bienvenues. Les ajustements nous sont semblé assez réguliers, à tout le moins pour ceux que nous avons vérifié. L'ensemble de la finition, tout en restant écarté d’un standard européen, reste toutefois dans l’ensemble acceptable. L’équipement est abondant : 4X4, pack électrique, régulateur de vitesse, climatisation, airbags, ABS, répartiteur de freinage, barres de toits, jantes alliage de 17”, etc. 16/20
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Il ne casse pas des briques, mais il est plutôt élégant. il est aussi véloce, habitable et logeable. Et il ne coûte, dans cette version ultime, “que” 2,890 MF. Allons donc, ce Ssangyong nouvelle génération se veut plus universel, plus accessible et plus séduisant. Pari tenu, il nous est apparu comme assez réussi au fil de cet essai dynamique. Essayez-le et faites-vous une idée, vous constaterez que l’on ne vous dit que la vérité...
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