La griffe Giulietta n'est pas nouvelle, bien que le modèle essayé ici, lui, l'est. Les premières Giulietta sont apparues dans les années 50, puis vers la fin des années 70. Les fifties furent auréolées d'un cachet sportif qui se traduisit par une multitude de déclinaisons de ce modèle - modèles qui font aujourd'hui les beaux jours des collectionneurs. La seconde génération de Giulietta coïncida avec les errements d'Alfa vers des voitures dites « sociales » , qui ne fut pas l'époque la plus cotée de la marque. À oublier. Enfin, la nouvelle génération de Giulietta, c'est celle que nous vous présentons aujourd'hui et il faut avouer qu'elle en jette un peu ! Notre modèle d'essai, qui n'est pas le haut de gamme, abritait le 1.4-L turbo multiAir, fort tout de même de 170 ch... Moteur !
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Seulement 1.4-L mais 170 ch, le ratio cylindrée/puissance est détonant sur le moteur MultiAir Turbo. Et sans bousculer sa propre conception de la sportivité ou de la vitesse, force est de constater que le moteur de la Giulietta possède un comportement réjouissant. Il ne sert à rien de le cravacher comme un dingue, le 1.4L MultiAir s'exprime dans les régimes médians, ceux d'une plage d'utilisation optimalisée. À l 'exception d'une inertie tout de même sensible dans les régimes les plus bas où le 1.4L MultiAir n'impressionne pas du tout (ce qui ne l'empêche pas d'être souple puisque la valeur maxi du couple apparaît dès 2 500 tr/mn !), sa pugnacité dans les régimes intermédiaires est réellement dynamisante. C'est en haut que ça régule assez vite, et si l'on fait abstraction qu'il s'agit d'une Alfa, on dira de ce bloc qu'il est aussi homogène qu'un V2 à moto, savoir que de 2 à 5 000 tr/mn, il cravache brillamment. Mais il n'aime pas les extrêmes, c'est un fait. Comme nous ne sommes pas des talibans alfistes, ce moteur s'est révélé à notre goût stricto sensu d'un agrément indéniable et d'une vivacité facile sur la route. Mais sans doute sera-t-il de nature à décevoir les aficionados, les jusqu'au-boutistes d'Alfa. En tout cas, c'est une excellente motorisation. Côté transmission, la boîte de vitesses manuelle à 6 rapports ne souffre pas la critique, du moins notre parcours type ne révéla aucune faiblesse, et son maniement se révèle très agréable. 15/20
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Plutôt joueuse, la nouvelle Alfa Romeo Giulietta se révèle plaisante dans les excès. Ses trains roulants encaissent les routes malmenées par le temps, et le compromis entre stabilité et agilité fut très sensible à la descente de Katiramona, pour une fois parfaitement libérée. Elle s'inscrit très bien dans les courbes et tient le cap même si on la sent bouger de l'arrière. L'ESP, ou son équivalent, doit faire des miracles... Personnellement, nous avons aimé ce comportement animé et cette faculté de la Giulietta d'insuffler un véritable plaisir de pilotage dans les courbes assez serrées. 17/20
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Efficacité et progressivité sont les deux vertus qui ont présidé à l'élaboration des freins de cette Giulietta. Un freinage agréable et une pression appuyée sur la pédale déclenche l'allumage des feux de détresse, élément de sécurité prépondérant. Du reste, ce système devrait être généralisé de série. En revanche, en cas de freinage violent, il faudra veiller à la stabilité de la voiture. Mais enfin, c'est souvent le cas en dépit du fait que certains semblent l'ignorer... 16/20
Tout serait parfait dans le meilleur des mondes, notamment au niveau du coffre (avec un seuil de chargement un peu haut tout de même), si la garde au toit à l'arrière était un peu plus généreuse. Dans une moindre mesure, la garde aux genoux, également. En substance, les places arrière sont assez confinées et, même, leur accès n'est pas aisé pour les grandes quilles selon les critères auxquels ceux qui nous font l'honneur de nous lire sont habitués : conducteur et passager arrière de 1,85 m. Pour le reste, c'est RAS, dans l'acception positive de l'acronyme. Nous l'avons dit, le coffre est parfaitement exploitable en dépit d'un seuil de chargement perfectible (350 l au minimum). 14/20
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Bilan plutôt positif pour ce type de véhicule. Le compromis entre sportivité et respect de nos postérieurs est ici légitimité dans une proportion tout à l'honneur d'Alfa Romeo. D'autant que la Giulietta reste tout de même d'un tempérament sportif. Sièges comme amortissement s'en tirent honorablement et n'importe quel parcours sera envisagé sans appréhension 15/20
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La finition est correcte dans l'ensemble, même si on trouve des plastiques de qualités moindres, notamment dans les parties inférieures de la console ainsi qu'au niveau des charnières de la boîte à gants. L'équipement de série est abondant : pack électrique, climatisation régulée, jantes alliage 18 pouces, régulateur de vitesse, 6 airbags, ABS, répartiteur de freinage, ALFA DNA SYSTEM (sélection d'un mode de comportement du véhicule), radar de recul, leds de jour, toit ouvrant panoramique, etc. 16/20
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Belle, véloce, plutôt joueuse, la nouvelle Alfa Giulietta cultive un art de paraître et de vivre à l'italienne. Elle n'en sacrifie pas pour autant l'essentiel en matière d'agrément et de confort. Confessons au passage notre faible pour cette face avant captivante. Sa faiblesse la plus marquée est son habitabilité arrière, mais pas sûr que cet argument réfrigère celui qui tombera sous le charme... En tout cas, une voiture qui distille du plaisir, et plutôt raisonnable.
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