Véritable icône de la marque, le nouveau Pajero venait quasiment de débarquer sur le Territoire au moment de notre essai. Le Pajero, que l'on peut retrouver aussi sous l'appellation « Montero » selon les pays car le mot « Pajero » revêt certaines connotations péjoratives dans les contrées de langue espagnole (Pajero chez nous en Nouvelle-Calédonie, et on aime autant!) a débuté sa commercialisation en 1982 (plusieurs prototypes avant cette date toutefois). Depuis la 3è génération (1999), l'évolution se fait avec moult précautions tant l'impact visuel fut important. 2,5 millions de Pajero ont trouvé preneur depuis 1982 et c'est aujourd'hui le tout dernier modèle, de 4ème génération, que nous avons essayé. En route !
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Le moteur testé à bord de ce Pajero est un 3,2-l, 4 cylindres, de 170 ch (160 ch en boîte manuelle). C'est un moteur plutôt tranquille, qui remplit dignement son office sans faire des étincelles parce qu'il a fort à faire avec la jolie masse constituée par le Pajero 7 places . Mais il est agréable d'usage et n'est jamais à la ramasse. Il est en revanche servi par une boîte automatique très brillante, elle-même douée d'un séquentiel efficace et réellement agréable. L'usage de cette boîte automatique transfigure l'agrément mécanique perçu à bord de ce Pajero/Montero. Aucun à-coup n'est quasiment ressenti au passage du rapport supérieur en mode auto et à peine en mode séquentiel (réellement semi-automatique, en l’occurrence). Le kick down est dans la tonalité mécanique du véhicule : efficace la plupart du temps sans être fatalement brillant. De ce couple, c'est indiscutablement la boîte automatique qui tire le mieux son épingle du jeu. 14/20
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Mode 4x2 : Pajero est de la vieille école. A sa façon, il reste un 4X4 rustique et efficace. Et il faut bien reconnaître que cette rusticité, souvent synonyme d’efficacité et que l'on peine à trouver pour cause d’investissement du marché par les SUV et surtout les crossovers, fait aujourd'hui largement défaut ! Du moins, cette pointe de rusticité indispensable à l'efficacité. Ici, ce n'est pas le cas, et sous sa couche épaisse de vernis domestique, le Pajero reste un pur et un dur. Et cela se sent en matière de comportement routier. Lourd, tendance au déport extérieur et roulis dès qu'on le prend pour ce que finalement il n'est pas, il a vite fait de vous rappeler à l'ordre si vous le malmenez. Il va sans dire qu'en usage ordinaire, son comportement routier est tout à fait serein et digne. Mais se garder de freinages intempestifs en virage, par exemple. Bizarrement, sa stabilité au freinage d'urgence s'est révélée très positive. 13/20
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4 modes disponibles. En fait trois 4X4 et quatre modes de transmission. 2 roues motrices, 4 roues motrices long, 4X4 long avec différentiel central bloqué (4HLC) et 4X4 court avec différentiel central bloqué. On trouve en sus un contrôle anti-dérapage aux 4 roues.
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Le top en matière de freinage, on le trouvera sans doute sur ce Pajero. Beaucoup de progressivité », mais le mordant n'est pas absent, la caisse tient, et l'on arrête la masse de ce 7 places dans d'excellentes conditions ! 18/20
Bien entendu, le nouveau Pajero SW attend tout le monde au virage ici. En configuration 5 places, il y a de la place partout. A l'avant, comme à l'arrière, comme dans le coffre. L'espace arrière est ici figuré par un conducteur et un passager de grande taille (1,85 m) et un siège avant particulièrement reculé eu égard à la transmission automatique (on a toujours tendance à davantage repousser le siège alors compte tenu de l'absence de pédale d'embrayage à actionner). Dans le coffre arrière, on trouve par un astucieux système d'escamotage (photo) les 2 sièges complémentaires qui portent à 7 le nombre de places assises dans l'habitable de ce châssis long.
La roue de secours prend place sur la porte arrière qui s'ouvre latéralement, premier handicap à notre sens. Le poids de la roue de secours et un stationnement en dévers rend presque périlleux son ouverture car elle a tendance à se rabattre violemment sur vous et il faut du biceps alors pour l'ouvrir – et beaucoup d'espace à l'arrière. Cela dit, ce n'est pas sans charmes, mais le charme fait parfois mauvais ménage avec l'efficacité. Mais bon, ne ternissons pas ce chapitre brillant pour le nouveau Pajeo/Montero qui excelle en l'espèce. 17/20
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L'habitacle du Pajero/Montero présente un aspect plutôt cossu, très berline premium, avec en sus, naturellement, un levier complémentaire commandant les différents modes de la transmission intégrale. La finition présente bien pour le genre. Les plastiques sont de qualité correcte, leur aspect se révèle plutôt agréable à l'oeil et à votre sens de la dignité, et l'assemblage ne souffre pas de défauts majeurs. L'ensemble insuffle le sentiment d'avoir fait l'objet d'un soin attentif mais non obsessionnel compte tenu de la nature du véhicule. L'équipement est plus ou moins classique : 7 places (2 escamotables), airbags, climatisation régulée, pack électrique complet, ABS, EBD, régulateur de vitesse, 8 airbags, jantes alliage...
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Le Mitsubishi Pajero/Montero constitue la réponse la plus pertinente à ceux qui recherchent un vrai 4X4 ayant largement faire ses preuves, habitable et logeable, rustique mais soyeux, beau mais intemporel, et qui ne recherchent pas les performances dynamiques routières, mais une réelle polyvalence, avec une nette propension au baroud s'i nécessaire. A notre sens, un des parangons du style franchisseur et dur à cuire, mais en costume et cravate.
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