Les pneus brûlent, dans Nouméa et en brousse, consécutivement aux actions ou aux stations revendicatrices des mouvements politico-sociaux dont la Nouvelle-Calédonie est actuellement victime. La combustion des pneus, qui peut se quantifier en centaines de spécimens actuellement, génère une importante pollution, dont les incendiaires sont éminemment les premières victimes, puisqu'à proximité. Mais ils ne sont pas les seuls. Tout le monde trinque.
D'abord, de quoi est composé un pneu ? : d'acier, de nylon, de fibres d'aramide, de rayonne, de verre ou de combinaison de polyester, de centaines de polymères différents, d'antioxydants et d'ozonants, de cires de paraffine, de câbles plaqués en laiton, de câbles recouverts de résines, de soufre, d'huiles, de peptides, etc.
Outre les effets délétères de la combustion de pneus dans l'atmosphère et la participation, active et volontaire, sans contrepartie économique, au réchauffement climatique de la planète, les fumées noires épaisses émises attaquent les bronches. La combustion libère par ailleurs des huiles très toxiques qui vont durablement polluer par capillarité les nappes phréatiques ainsi que les rivières. Ces huiles, dangereuses pour la santé, sont très difficiles à épurer dans les stations et mettent en péril la qualité de l'eau, y compris celle que nous absorbons.
En résumé, pneumatiques brûlés = Co2, accentuation du réchauffement climatique, fumées toxiques, dégagement d'huiles dangereuses et polluantes pour nos nappes phréatiques et rivières. Sans préjudice de la dégradation des chaussées qui seront autant de futurs pièges pour les utilisateurs des deux roues.
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