Le patron de Total - le pétrolier français - envisage une grande flexibilité des prix du brut pour l'année 2010 : entre 60 et 100 dollars. C'est au cours d'un entretien accordé au Journal du Dimanche (JDD) que ce major de l'industrie pétrolière a déclaré que "le marché estime qu'il n'y aura pas assez de brut pour la reprise, et chaque signe de reprise lui donne une raison de pousser les prix à la hausse. (...) [pour 2010] nous voyons un marché plus volatil : les prix pourraient monter jusqu'à 90-100 dollars ou chuter jusqu'à 60 dollars".
En fait, nous allons vous faire une confidence, ou vous révéler un scoop, nous : si un nouveau crack boursier intervient (potentiellement possible) avec pour corollaire une certaine forme de dérive économico-financière..., le pétrole peut descendre transitoirement jusqu'à 30 dollars le baril. Si les Iraniens bloquent le détroit d'Ormuz consécutivement à une attaque de leurs pacifiques et conviviales installations nucléaires, le baril dépassera certainement les 400 dollars. Ce qui se traduirait pour nous en Nouvelle-Calédonie par un litre d'essence SP 95 entre 400 et 500 F CFP le litre... Le plein moyen à 20 000 F CFP en somme.
Dans tous les cas, le pétrole est appelé à augmenter de manière dramatique pour nous jusqu'à son extinction. C'est juste une question de mathématique, de temps et de conjoncture.
Mais pour 2010, l'exercice qui consiste à conjecturer le prix du baril relève, à mon humble sens, du simple pari tant les données mondiales sont susceptibles de variations diverses et variées...
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