A l'époque, peu avant la seconde guerre mondiale, les Soviétiques de l'URSS (l'actuelle Fédération de Russie, les états satellites en moins), avaient volé des plans de moto à une marque baptisée alors ... BMW. Ce nom doit forcément évoquer quelque chose pour vous. Les Soviétiques, à partir de ce fait d'espionnage industriel, firent ce qu'ils firent souvent par la suite, et ce que font aujourd'hui les Chinois sous d'autres formes : ils réalisèrent une moto dont les modèles Ural sont aujourd'hui les dignes descendantes... Mais à la différence des BMW teutonnes, les Ural n'ont guère évoluées, elles... Ural en fait même un argument. Il n'y a qu'à les contempler pour en être convaincus.
Mais cela n'empêche pas la marque russe de lancer de "nouveaux" modèles, surfant sur la délicate vague du fashion-rétro, mode que je conçois personnellement, étant un incorrigible passéiste estimant que le jour d'avant est forcément meilleur que le jour d'après.
L'Ural ST 750, puisque c'est de cette nouveauté dont il s'agit, arbore toujours l'antédiluvien flat-twin à double carburateur et look inimitable BMW des années 60 (du début des années 60 !). Il ne revendique pas moins de 40 ch, ce qui garantira des promenades paisibles au pilote comme à son SDS.
Côté partie-cycle, la ST 750 bénéficie d'un classique cadre double berceau tubulaire en acier et d'éléments italiens : tels la fourche signée Marzocchi et le freinage Brembo. Des accessoires permettent de lui offrir une vraie selle bi-place et même un pare-brise.
La nouvelle Ural ST 750 est proposée aux USA au tarif de 750 000 F (8 000 dollars environ). Pour l'anecdote, il existait un projet d'importation en Nouvelle-Calédonie de cette marque, du moins de ses side-cars. Mais l'intéressé, bien connu dans le milieu de la moto BMW, a malheureusement quitté le Territoire...
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