Mortelle Savexpress... On croise de tout sur cette voie rapide qui a désormais pris la forme d'une autoroute. Enfants à vélo qui viennent en sens inverse, chiens des squats - squats qu'on a laissé s'établir un peu légèrement tout au bord des voies rapides - qui déambulent sur les voies, objets de chantier perdus par des ouvriers qui se rendent sur les nombreux ouvrages qui essaiment les voies entre le péage et Païta, et maintenant c'est même les automobilistes à pied qui traversent les voies, de nuit, sans regarder.
Au-delà du drame humain auquel nous nous associons totalement et inconditionnellement et qui a vu la mort le 30 juin 2010, en début de soirée, d'une jeune femme âgée de 26 ans qui a voulu traverser de nuit les voies de notre "autoroute" où une voiture l'a percutée, je n'ose imaginer un 2 roues à la place de cette voiture, car c'en aurait été fait du conducteur de 2 roues également. Selon nos sources, le pauvre conducteur d'origine vanuataise qui a vu son amie mourir sous ses yeux était dans un état de commotion psychologique indescriptible. Ignoble pour lui, en effet...
La longue litanie des drames de la route en Nouvelle-Calédonie est souvent liée aux erreurs humaines qui se multiplient. Encore une fois, le tout-répressif n'est pas la réponse idoine à cette situation car elle n'en combat pas la pluralité des causes. La preuve ici ! Pourquoi laisse-t-on impunément les gens traverser les chaussées des voies rapides sur Nouméa ? Personne ne dit rien, et c'en est devenu un réflexe pour certains, la normalité...
On nous sanctionne pour des fautes dérisoires et on laisse, parallèlement, commettre l'inacceptable. Pas de polémique, nous en resterons là : ce drame se suffit à lui-même. Mais on n'a pas fini de voir des morts sur nos routes...
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