La F1, cela a toujours été du spectacle. Fallait voir avant, jusque dans les années 90, bien que le déclin ait déjà alors été amorcé. L'âge d'or de la F1, c'est sans doute la seconde partie des années 60 jusqu'à la fin des années 80. Alors, il n'y avait pas de limite à la puissance des F1 et tout - ou presque - était permis ! C'était quelque chose. Mais, convenons que le passéisme n'est guère constructeur, et que dès lors il ne sert à rien d'y revenir dessus. Aujourd'hui, la F1, c'est presque ennuyeux...
Aujourd'hui, la F1 fout le camp. Luca di Montezemolo, le boss de Ferrari et de la FOTA (Formula One Team Association : organisation des constructeurs de F1), compare la situation actuelle avec le livre d'Agatha Christie : "Dix petits nègres", où les protagonistes sont éliminés les uns après les autres. Et en effet Honda, BMW, Bridgestone, Toyota, lâchent la F1, des gros morceaux qui n'en finissent pas de lézarder l'édifice F1.
Selon Luca di Montezemolo : "La vérité est que cette dégradation progressive de la F1 résulte de la guerre menée à l'encontre des constructeurs par ceux qui ont dirigé la Formule 1 lors de ces dernières années".
Certes, la FIA (Fédération Internationale de l'Automobile) a entretenu une gestion castratrice de la F1, pour différentes raisons, parfois louables et sécuritaires, d'autres fois moins compréhensibles. Mais la crise économique constitue sans aucun doute possible une circonstance très aggravante. Reste à déterminer s'il s'agit pour tous les futurs absents d'un véritable avatar subi, ou plutôt, ou en même temps, aussi, un peu d'une sorte de faux fuyant, sous la fumigène de la crise mondiale. Dans tous les cas, il doit y avoir des deux : trop d'investissement pour des retombées aléatoires et une image de marque, certes parfaitement palpable, mais à des coûts devenus prohibitifs.
Bien sûr, il y aura des nouveaux en 2010 : Lotus, US F1 et Compos Meta. Mais - et à juste titre - Luca di Montezemolo fait remarquer qu'on ne sait rien de la pérennité de ces écuries...
Bref, la Formule 1 ne s'est jamais aussi mal portée et doit indubitablement faire son mea culpa. D'autant que d'autres formules de monoplace poussent à la roue. Reste que les frais dantesques, la pollution générée par la Formule 1 va à contre-courant des tendances actuelles dictées par nos conditions de vie dégradées sur une planète elle-même en crise écologique. Et la crise - la crise économique cette fois - est, à mon humble avis, loin d'être terminée, qui se doublera ou sera complétée à terme par une progressive mais irrépressible crise ... énergétique.
Sale temps de... crise décidément pour la F1 !...
Crédit photos : Ferrari et Medef
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