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Mise en circulation

KIA NIRO

KIA NIRO

Le métissage mécanique, la nouvelle aryanité ?

Qui n’a pas son hybride ? En tout cas, plus Kia, puisque son dernier né, le Kia Niro, crossover compact, arbore avec fierté son unique motorisation, un moteur hybride essence/électricité d’une capacité cumulée de 141 chevaux et de 265 Nm de couple.

Le Kia Niro est donc un véhicule multi-segments à 2 roues motrices, à cette heure disponible sous cette seule configuration mixte. À vocation familiale, adapté à notre Territoire, il ne manque certes pas de concurrence, mais la particularité de sa motorisation devrait pouvoir lui attirer les bons sentiments des automobilistes soucieux de préservation écologique et d’épargne énergétique.

Mais ses vertus ne se confinent sans doute pas à une griffe réputée plus verte, et c’est pour cela que nous sommes là. Pour l’essayer. Tout bonnement...

Moteur / Boîte de vitesses

Voici un bloc et une boîte dont on ne saurait a priori que trop dire tant ils semblent en parfaite adéquation avec l’objet qu’ils servent, savoir ce nouveau Kia Niro. Et pourtant, en cherchant bien, il y aura forcément à dire. D’abord s’agissant de sa motorisation hybride, une architecture désormais répandue mais qui peut encore soulever certaines questions !

Au premier chef, il faut entendre que l’usage simultané des deux moteurs, soit la partie thermique (1.6 GDi de 105 ch et 147 Nm) et la partie électrique (43,5 ch et 170 Nm à batterie lithium), est totalement transparent. Vous ne gérez rien. Au démarrage, c’est le moteur électrique qui donne le pas, vite épaulé par la partie thermique. Vous n’avez pas la possibilité en revanche d’imposer le seul moteur électrique. Des témoins au tableau de bord vous permettent de vous situer relativement à l’usage de vos mécaniques. (Rappelons que la recharge des batteries - garanties 8 ans - est automatique, un indicateur de niveau de charge vous renseigne en permanence).

Pas de compte-tours non plus, nous ne nous étendrons donc pas sur les régimes moteurs. Bien qu’inutile à le bien prendre sur une boîte auto, un compte-tours reste agréable et permet d’identifier des sautes de régimes qui peuvent se révéler symptomatiques de dysfonctionnements.

La cavalerie arrive franchement, notamment en mode Sport, ce dernier semblant plutôt relever d’un style plus incisif que réellement sportif. Ma foi, rappelons-nous que nous sommes à bord d’un véhicule hybride et non d’un crossover sportif. Justement, en dépit de cette hybridité synonyme parfois de vertu, le Niro tire relativement bien son épingle du jeu. Il est vif, monte haut en régime (Sport) et le passage des vitesses, avec une transmission automatique CVT, s’opère quasiment sans glissement sensible. Loin de mouliner façon variateur de Mobylette (ou de scooter) comme on a pu plaisamment le constater en début de cycle d’existence de ses boîtes, il se révèle ici parfaitement convaincant. Cette transmission à double embrayage à six rapports DCT6 dispose d’un module séquentiel, utile à l’occasion pour usage du frein moteur, mais sans intérêt majeur courant. L’ensemble se révèle au terme de l’essai d’un agrément que l’on appréciera en usage quotidien.

16/20

Comportement routier

Le crossover Kia Niro est singulièrement agile. Sur route cahoteuse, ces trains roulants soutiennent aisément un rythme rapide. On se sent à l’aise à bord, de fait. Nous n’avons pas eu le loisir de le tester, pour cause d’importants travaux actuellement, sur des courbes plus rapides, mais en tout cas, dans les virolos, il assure autant que faire se peut compte tenu de sa condition de crossover. Ce sont les trains roulants qui sont plutôt efficaces ici. La direction, bien évidemment, ne durcit pas assez, mais foin tout de même, il s’agit d’un hybride. Le bilan se révèle globalement satisfaisant.

16/20

KIA NIRO KIA NIRO
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Freinage

Là encore, le Niro offre un freinage un peu comme nous les aimons. Savoir avec du mordant que viendra soulager en filigrane une progressivité indispensable. L’ABS est assez viril, mais cela coïncide avec ce type de freinage. Allumage des feux de détresse en cas de freinage appuyé.

17/20

Habitabilité / Logeabilité

Vraisemblablement l’un des points forts de ce crossover. Au moins pour l’habitabilité. Glissons sur l’avant qui présente rarement des défauts en l’espèce (nous en reparlerons au chapitre du confort) pour nous occuper de l’arrière. Avec un conducteur et un passager d’une toise culminant à 1,85 m, subsiste un véritable boulevard aux genoux ainsi qu’en atteste notre photo ci-contre. Le coffre accueille une vraie roue de secours en alliage qui réduit un peu sa hauteur. Mais l’on se gardera bien d’émettre une réserve attendu la rareté de la chose…

17/20

Confort

Testé aux places avant, il ressort dans la moyenne supérieure des véhicules familiaux, avec une bonne capacité d’absorption, même sur route fortement dégradée. Les sièges sont superbes, du reste, mi-partis cuir et tissu. La position de conduite est très agréable, avec un accoudoir fonctionnel. Les places arrière, du moins les latérales, sont très accueillantes, avec une facilité d’accès à bord. Le passager central risque éventuellement d’être en gêne avec l’avancée des buses de ventilation.

16/20

Finition / Équipement

La finition est de bon aloi, les plastiques sont d’une facture décente, et leur aspect plutôt valorisant. Le tableau de bord est très fonctionnel, lisible et accessible. Plus efficace que beau, à le bien prendre, comme c’est souvent l’inverse, c’est un choix parfaitement défendable. Il est intuitif et ça, ça n’a pas de prix au sein de la production actuelle !

L’équipement de série de notre version comprend une climatisation multi-zones avec ouïes pour les passagers arrière, l’ouverture et le démarrage sans clef, des radars de stationnement avec une caméra de recul, un capteur de pluie, un régulateur de vitesse, 7 coussins gonflables, l’ABD, le contrôle de la trajectoire, des capteurs de pression des pneus, un toit ouvrant électrique, etc.

17/20

Notre avis

Le Kia Niro est un véhicule séduisant. Pas de cachotteries, nous nous attendions à moins bien. De l'homogénéité, certes, et c’est presque normal, mais l'agrément ne fait pas défaut. L’esthétique est sobre, mais élégante. Le système hybride transparent. La consommation, par contrecoup, très réduite, et sans faire des étincelles, le Kia Niro sait se faire piloter, mêlant efficacité et rigueur, même dans son freinage. Mal servi par un dollar haut, les modèles coréens pâtissent, et c’est bien dommage car leur production est aujourd’hui au top des standards de l’automobile.

ON AIME

Motorisation agréable
Habitabilité
Vraie roue de secours alliage sur notre modèle (galette sur l’autre version)
Comportement routier très serein
Freinage
Agrément général

ON AIME MOINS

Plus des détails perfectibles, finalement : absence de compte-tours, pas de mode électrique autonome, passager central arrière moins bien loti...

FICHE TECHNIQUE

  • MOTEUR : 4 cylindres en ligne, essence, 16S,
  • DACT, 1 580 cm3, 105 ch + moteur électrique 43,5 ch, puissance cumulée de 141 ch
  • TRANSMISSION : 6 vitesses automatiques + séquentiel 
  • POIDS (à vide) : env. 1 520 kg
  • RÉSERVOIR : 45 litres
  • DIMENSIONS (hors tout) : l : 4,355 m / L : 1,805 m / h : 1,545 m
  • CONSO MOYENNE (constructeur) : 3,9 l / 100 km
  • CONSO VILLE (constructeur) : env. 3,8 l / 100 km
  • CONSO ROUTE (constructeur) : env. 3,9 l /100 km PRIX : 3,750 MF TTC (dont CG et TGC) au 01.12.17
  • GARANTIE : 3 ans ou 100 000 km.
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